09/01/2018 Cartoon animal porn porn movies 0

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Il y a des possibilités de libération et celles-ci ont été saisies par plusieurs. Et pourtant, un long chemin reste à parcourir si nous voulons un monde vraiment égalitaire. La femme est encore très prise dans des questions d'images et de séduction.

Elle est encore, très souvent, gardienne des valeurs et traditions familiales et les contraintes matérielles de la vie familiale lui incombent en plus grande part dans beaucoup de ménages.

Un grand texte, à lire, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un texte militant: Si l'expression est moqueuse, il y a un tout de même un fond de vérité.

Car lorsque Simone de Beauvoir se propose de comprendre la situation de la femme pour en expliquer sa condition, elle vise l'exhaustivité. En effet, après un premier tome présentant la femme d'aujourd'hui deuxième moitié du XXème sous sa condition biologique, historique, et psychologique, la philosophe poursuit son analyse afin de voir dans quelles mesures ladite condition peut changer.

De Beauvoir pousse ainsi l'analyse et l'interprétation encore plus loin dans ce deuxième tome. Elle n'en reste pas moins tout aussi exhaustive, multipliant les références artistiques et les témoignages. Maintes fois le lecteur semble découvrir une évidence qui lui avait jusqu'alors échappé. La philosophe réussit à capter l'attention tout au long de son ouvrage: La naissance d'internet et le rapport des femmes à ce média auraient sûrement constitué un chapitre supplémentaire conséquent.

Ceci étant dit, De Beauvoir répond bel et bien à la problématique. Et si les femmes sont passées au crible sous la plume, les hommes ne sont pas en reste. Si bien que la critique touche aussi bien le premier que le deuxième sexe. Simone de Beauvoir n'est d'ailleurs pas tendre avec l'espèce humaine en général et un certain cynisme se dégage par moment: C'est alors que le courant existentialiste se fait sentir. A l'instar de Sartre , De Beauvoir ne croit pas au destin et considère que nous avons tous en nous la possibilité de décider de notre avenir.

Seulement, lorsque Beauvoir présente les solutions dans sa conclusion, si l'utopie semble bel et bien possible, on peut y déceler un léger paradoxe amenant à un certain fatalisme. En effet De Beauvoir propose entre autre d'éduquer les enfants pareillement, sans distinction de sexe et de ne pas les abandonner aux parents mais de les faire éduquer par la communauté.

L'idée est estimable, mais cela ne signifie-t-il pas que nous, adultes lecteurs, sommes déjà déterminés par notre éducation qui ne fut pas celle décrite ci-dessus? Dès lors, comment infléchir le cours de notre destin, de notre situation d'homme ou de femme si nous avons été, notre enfance durant, influencés malgré nous?

Simone de Beauvoir semble proposer une solution pour les générations à venir, mais notre présent inégalitaire semble quelque peu perdu. Nous sommes dans une période évolutive, nous ne connaîtrons ainsi pas le fruit de nos actions.

C'est en cela que la conclusion semble quelque peu fataliste, ce qui est paradoxal pour une existentialiste. Très déçue par ce deuxième tome: Dans ce deuxième tome elle nous parle de la petite fille, de la jeune fille, de la mère etc.

Encore plus décevant car les histoires, les représentations, les phrases présentées comme des vérités actuelles ne le sont plus forcément tandis que dans le premier tome, toutes ces choses faisaient partie de cultures, les faits pouvaient être rattachés au passé ne laissant derrière eux qu'une image pourtant toujours délétère et les conséquences présentées comme directes non plus.

Elle se réfère aussi beaucoup à la psychanalyse. La partie sur la sexualité est très erronée et bourrée de choses assez choquantes: Un deuxième tome que j'ai terminé en me forçant. Autant je conseillerai le premier autant je déconseillerai le second tome. Une très grande différence entre les deux qui m'a fortement étonnée. Après le premier tome, il est donc logique que je m'attaque au deuxième. Et ayant vu le film Les Suffragettes entre deux chapitres, j'ai pu faire le parallèle entre les deux et me rendre compte oh combien une femme était très compliqué à l'époque.

Maintenant que nous avons vu la place de la femme dans l'histoire, d'un point de vue psychologique et d'un autre biologique, il est temps de nous intéresser à la vie de la femme: On commence donc par la formation, dès l'enfance.

Où débute le conditionnement? Puis la vie de la jeune fille, avec ses impératifs comme se trouver un bon mari avec une bonne position dans la société, of course , et qui va faire ses premières expériences sexuelles. Un chapitre est aussi consacré aux lesbiennes, où Simone de Beauvoir développe plusieurs pistes sur la façon dont les jeunes filles passent - ou non - par cette attirance sexuelle.

C'est vraiment très intéressant de pouvoir mettre des mots sur tout ça! Après cela, la femme a une situation, c'est une femme mariée, une mère, mais sa situation s'exprime aussi - et surtout - par sa place dans la société qu'elle a obtenu grâce à son mari. Mais il n'y a pas que des mères de famille mariées, Simone soulève un autre point: A partir de là, l'auteure enchaine sur la justification la narcississiste, la mythique et l'amoureuse , mais ce sont des points vus et revus dans ce tome et si mes souvenirs sont bons, dans le premier aussi , cela devient donc répétitif et une certaine lourdeur s'installe, bien que Simone nous prévienne à l'avance de ces répétitions.

La conclusion sur la femme indépendante amène une lueur d'espoir, qui indique que tout n'est pas perdu, qu'il faut se battre, mais attention de ne pas perdre vos droits dans la bataille - on les perds si facilement en tant que femme Concrètement, j'ai trouvé le premier tome plus intéressant que le deuxième, qui s'adresse vraiment aux néophytes. J'ai tout de même appris pas mal de choses avec cette suite, mais qui est déjà au fait du combat féministe ne sera pas du tout perdu en lisant celui-ci.

Avec en plus les témoignages de l'époque qui apportent une vraie plus-value à ce tome et apporte la preuve que tout ce qui est exposé dans L'expérience vécue est basé sur des faits, ce sont des arguments de taille qui nous en apprennent bien plus sur certaines situations que n'importe quel long discours sur le sujet.

En bref, je n'irais pas jusqu'à dire que le deuxième sexe est la bible de la femme - il n'est plus d'actualité, les mentalités ont évoluées - , mais qu'il est une bonne base si on prend la peine de lire le premier tome pour comprendre plus en profondeur la nécessité du combat féministe. En revanche, le deuxième tome s'adresse très clairement aux néophytes qui voudraient comprendre le tout - la femme, le féminisme et le reste.

Citations et extraits 41 Voir plus Ajouter une citation. Signaler ce contenu Voir la page de la citation. C'est là ce qu'aucune femme n'a jamais fait, ce qu'aucune n'a jamais pu faire. Or, les individus qui nous paraissent exemplaires, ceux qu'on décore du nom de génies, ce sont ceux qui ont prétendu jouer dans leur existence singulière le sort de l'humanité tout entière.

Aucune femme ne s'y est crue autorisée. Quelques filles sont rebelles, luttent contre leur féminité: Leur puberté , plus précoce, est un bouleversement: On veut la jeune femme pure, celle-ci vit alors des refoulements , se réfugie dans la mauvaise foi, les fantasmes.

Les parents comme la culture préparent donc la fillette à son futur rôle de femme infériorisée. La transcendance des garçons se confirme avec le temps: Chez la jeune fille, le lien entre le corps et la psychologie est fort, entraînant angoisses et handicaps. Mais les filles ne sont encouragées ni en sport, ni dans les domaines intellectuels.

Elle est rarement indépendante et insouciante. Les filles se sentent inférieures aux garçons et se complaisent dans la médiocrité. Elles se font passives pour plaire, se modèlent sur les désirs des garçons. La passivité donne un certain pouvoir, séduit. Les rêveries des jeunes filles sont sans prise sur le monde. Pour être dans la vie, elles chercheront plus une femme, comme leur professeur.

Mais ces amours sont transitoires: Elles adorent un homme inaccessible qui leur semble supérieur à tous les autres et dont elles font une idole, et au nom de cet idéal, refusent les prétendants réels et la sexualité. Si la sexualité est acceptée, la jeune femme se fait autre, docile et inessentielle.

Elle est à la fois blessée et flattée par le regard des hommes: Elle est déchirée entre le destin assigné par la société et la rébellion. La mauvaise foi la caractérise: Mais en même temps, elle ne cherche pas à repousser les limites du monde réel. Alors la jeune fille ne fait rien, rêve, au mieux est extravagante.

Elle est préoccupée par le mariage et délaisse les amitiés féminines. Leur situation morale est également différente: La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur. Souvent elle se révolte contre son destin sexuel.

Cette frigidité prend fin avec un amant délicat. Selon la psychanalyse, la femme a le goût pour le masochisme, aime être dominée. Étudier la lesbienne est un moyen pour Beauvoir de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité. Il existe deux types de lesbiennes: Les femmes viriles seraient même des hétérosexuelles revendiquant autonomie et égalité.

Les rapports avec la mère conditionnent le type de relation lesbienne: Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères. Sa sexualité est ambiguë car tout en refusant la domination masculine, la lesbienne veut dominer une autre femme. Elle fréquente parfois des hommes si elle leur trouve des intérêts communs, mais le plus souvent elle les fuit, voyant en eux des rivaux.

La destinée traditionnelle de la femme est le mariage. Le plaisir est ainsi distinct de la reproduction, et même nié. Des tabous entravent dès le début le mariage. Le mariage ne peut donc être réussi que si le désir est réciproque. Cependant, le devoir règne encore dans le couple en Elle est gagnée par une dialectique: Les tâches ménagères sont nombreuses et répétitives, elles représentent une lutte permanente contre le mal et perpétuent sans cesse le présent.

La poussière fâche la femme au foyer en réalité révoltée contre son sort. Le ménage prenant permet une fuite loin de soi et une compensation sexuelle dans les sociétés puritaines.

La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée. Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme. En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui.

La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement. En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux.

Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème. Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme.

Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage. Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte. Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait.

La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau. Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués.

Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion. Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts. Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Elle compense son ignorance par une admiration pour les hommes, par des superstitions , du fanatisme , un refus du changement.

Les hommes sont responsables aussi, en ne donnant pas les moyens aux femmes de se libérer. Pour devenir essentielle, la femme fait de son monde accouchements… de grands événements. Dans la religion, les femmes sont poussées à se faire victimes, à se complaire, se résigner.

Beauvoir admet néanmoins que la vie de la femme moyenne comporte quelques avantages: Seule la bourgeoise, oisive convaincue de ses droits mais qui ne sait rien, reste très critiquée. Beauvoir analyse dans cette partie les attitudes que les femmes adoptent souvent pour fuir leur liberté. La femme est narcissiste principalement pour deux raisons: En se regardant, elle se fige dans la mauvaise foi. Elle ne peut surmonter une rupture que si elle a des projets.

Leurs mots, leur attitude sont sexuels. Elles se font objets, idoles. Une fonction féminine reste lourde à accepter: Elle est aussi moins instruite que les hommes. Une femme patronne est mal vue par les hommes et les femmes et doit toujours faire ses preuves. Beauvoir constate avec tristesse que les hommes restent les plus doués. En fait la situation des femmes écrivains est trop neuve pour permettre le génie.

Il leur manque encore la liberté concrète qui ouvre les portes du monde. Si la femme devenait autonome, tout le monde y gagnerait.

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On n'a pas assez compris que la tentation aussi est un obstacle et même un des plus dangereux. Ici elle se double d'une mystification puisque en fait il y aura une gagnante sur des milliers à la loterie du beau mariage Tout engage les femmes à vouloir ardemment plaire aux hommes. Elles sont encore dans l'ensemble en situation de vassalité. Il s'ensuit que la femme se connaît et se choisit non en tant qu'elle existe pour soi mais telle que l'homme la définit.

Mon problème est le suivant: Je n'arrive pas à déterminer les principaux axes de ce texte. De plus la problématique ne m'est d'aucune aide Quelle stratégie argumentative Simone de Beauvoir met-elle en place dans son essai?

J'ai l'impression de tout mélanger et je m'embrouille toute seule. Je vois dans ce texte, la thèse de Simone de B. Rien que relisant ma phrase précédente je sens que tout est mélangé ou pire qu'il s'agit en fait de la même chose mais je n'arrive pas à faire la différence. Si vous avez un peu de temps à perdre et que vous souhaitez prendre votre mal en patience en essayant d'expliquer à mon cerveau ramolli ce qu'il ne comprends pas, je vous en prie, vous êtes les bienvenus.

Bonjour, Je ne peux répondre à votre difficile questionnements j'ai mis un an pour lire le deuxième sexe Les femmes sont bienvenues dans ce combat qui est celui du 21 eme siècle! Pardon pour le prosélytisme dont je fais preuve! Bon courage pour vos études! Effectivement la condition des femmes s'est arrangée mais il est clair que les femmes d'aujourd'hui sont encore loin d'être les égales des hommes.

Merci de m'avoir corrigé, ça m'évitera sûrement un regard de travers de mon prof. Si d'autres personnes souhaitent corriger ou ajouter certaines choses à mon message vous êtes une fois de plus les bienvenus. La réponse d'Alain m'a poussé à me demander si une ouverture historique je veux dire par là citer des droits acquis par la femme entre Le deuxième sexe et nos jours ou faire un mini constat de la condition actuelle des femmes aujourd'hui serait une bonne idée.

Vaudrait-il mieux que je privilégie une ouverture typiquement littéraire? Je pense qu'une ouverture historique peut être utile pour l'échange qui suivra avec le professeur ; lance toi sur cette voix si tu te sens à l'aise avec le propos. Je vois pas ce que tu entends par " les principaux axes " ; en premier lieu elle expose la situation, elle devance les possibles arguments anti-féministes pour les contredire.

Ensuite, elle oppose les quelques privilégiées au reste des femmes: Puis, elle utilise l'argument d'autorité en s'appuyant sur de grandes figures historiques, littéraire etc, tu remarqueras que la majorité sont des hommes. Elle introduit son propos. Pour S de B, certes les femmes peuvent travailler, avoir un semblant pied dans le monde, cependant le mariage reste le seul but de son existence car c'est le seul moyen pour elle d'être reconnue, d'obtenir une "dignité sociale ".

Elle illustre avec le mythe de Cendrillon dont il serait intéressant de se servir dans un commentaire.. Elle poursuit, la femme a besoin de l'homme pour obtenir, pour accéder. L'homme est pour elle le moyen d'être dans le monde. En vérité, l'influence de l'éducation et de l'entourage est ici immense. L'immense chance du garçon, c'est que sa manière d'exister pour autrui l'encourage à se poser pour soi.

Mais ce qui est très important, c'est qu'il n'y a pas d'opposition fondamentale entre le souci de cette figure objective qui est sienne et sa volonté de s'affirmer dans des projets concrets. C'est en faisant qu'il se fait être, d'un seul mouvement.

A moins qu'elle ne mène une vie très solitaire, même si les parents autorisent des manières garçonnières, l'entourage de la petite fille, ses amies, ses professeurs en seront choqués. Il y aura toujours des tantes, des grand-mères, des cousines pour contrebalancer l'influence du père. Normalement, le rôle qui lui est assigné à l'égard de ses filles est secondaire. Une des malédictions qui pèse sur la femme … c'est que, dans son enfance, elle est abandonnée aux mains des femmes.

On verra, plus loin, combien les rapports de la mère à la fille sont complexes: On trouve le même processus chez les pédérastes, les joueurs, les drogués, chez tous ceux qui à la fois se flattent d'appartenir à une certaine confrérie et en sont humiliés: Ainsi, les femmes, quand une enfant leur est confiée, s'attachent, avec un zèle où l'arrogance se mélange à la rancune, à la transformer en une femme semblable à elles.

Dans les toutes premières années, elle se résigne sans trop de peine à ce sort. L'enfant se meut sur le plan du jeu et du rêve: La fillette peut compenser la supériorité actuelle des garçons par les promesses enfermées dans sa destinée de femme et que, déjà, elle réalise dans ses jeux. La poupée n'est pas seulement son double: Souvent la mère est associée à cette vie imaginaire: L'enfant surchargée de besogne peut être prématurément esclave, condamnée à une existence sans joie.

Mais si on ne lui demande qu'un effort qui soit à sa mesure, elle éprouve de la fierté à se sentir efficace comme une grande personne et se réjouit d'être solidaire des adultes.

Cette solidarité est possible du fait qu'il n'y a pas de l'enfant à la ménagère une distance considérable. En France, dans les écoles mixtes, la caste des garçons opprime et persécute délibérément celle des filles. Cependant, si celles-ci veulent entrer en compétition avec eux, se battre avec eux, on les réprimande. Elles envient doublement les activités par lesquelles les garçons se singularisent: Plus l'enfant mûrit, plus son univers s'élargit, et plus la supériorité masculine s'affirme.

C'est cette révélation - bien plus que la découverte du pénis - qui modifie impérieusement la conscience qu'elle prend d'elle-même. La vie du père est entourée d'un mystérieux prestige: C'est lui qui nourrit la famille, il en est le responsable et le chef. C'est là ce qu'éprouve charnellement l'enfant dans la puissance des bras qui la soulèvent, dans la force de ce corps contre lequel elle se blottit. Par lui, la mère se trouve détrônée comme jadis Isis par Râ et la Terre par le Soleil.

Il se peut que toute sa vie elle recherche avec nostalgie cette plénitude et cette paix. Le père n'est d'ailleurs pas le seul à détenir les clés du monde: C'est immédiatement, en tant qu'ils sont hommes, que grands-pères, frères aînés, oncles, pères de camarades, amis de la maison, professeurs, prêtres, médecins, fascinent la petite fille. La considération émue que les femmes adultes témoignent à l'Homme suffirait à le jucher sur un piédestal.

Tout contribue à confirmer aux yeux de la fillette cette hiérarchie. Sa culture historique, littéraire, les chansons, les légendes dont on la berce sont une exaltation de l'homme. Ce sont les hommes qui ont fait la Grèce, l'Empire romain, la France et toutes les nations, qui ont découvert la terre et inventé les instruments permettant de l'exploiter, qui l'ont gouvernée, qui l'ont peuplée de statues, de tableaux, de livres.

La littérature enfantine, mythologie, contes, récits, reflète les mythes créés par l'orgueil et les désirs des hommes: La supériorité mâle est écrasante: Rien de plus ennuyeux que les livres retraçant des vies de femmes illustres: Il y a bien quelques sorcières, quelques vieilles femmes qui exercent dans les contes une puissance redoutable. Entre autres dans le Jardin du paradis d'Andersen la figure de la Mère des vents rappelle la Grande Déesse primitive: Mais ce ne sont pas là des personnages attrayants.

C'est là ce qu'il arrive à la petite fille quand faisant l'apprentissage du monde elle s'y saisit comme une femme. La sphère à laquelle elle appartient est de partout enfermée, limitée, dominée par l'univers mâle: Les dieux de l'homme sont dans un ciel si lointain qu'en vérité, pour lui, il n'y a pas de dieux: Cette situation n'est pas unique.

Parce qu'elle est femme, la fillette sait que la mer et les pôles, que mille aventures, mille joies lui sont défendues: La grande différence, c'est que les Noirs subissent leur sort dans la révolte: Mais en acceptant sa passivité, elle accepte aussi de subir sans résistance un destin qui va lui être imposé du dehors, et cette fatalité l'effraie.

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