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Elle est absolument indolente aux pressions même assez fortes. Jamais le moindre écoulement n'est sorti du mamelon. L'orchite traumatique peut amener des effets semblables. Je n'en veux pour preuve que la curieuse observation rapportée par Lacassagne B.. Durant un mois, l'hypertrophie du testicule, très gros, très dur, très douloureux, fut combattue par un traitement antiphlogistique. Au bout de deux mois, B Le malade déclare, en effet, avoir de fréquentes érections ; il réclame pour lui seul la paternité d'un enfant vivant et bien constitué, qu'il a eu au mois d'octobre dernier.

Condamné pour voies de fait envers un supérieur et admis à l'hôpital dans le service des détenus que dirige M. Lacassagne, il présente en ce moment les symptômes-suivants: Le malade avoue que, depuis qu'il est prisonnier, il se masturbe de temps en temps. Les poils sont bruns, abondants au pubis. Mais les seins, qui le malade est très affirmatif à ce sujet se sont développés à l'âge de quinze ans et au moment même où survenait l'atrophie testiculaire, présentaient en ce moment le volume d'une grosse orange.

Ils sont durs et fermes, en tout semblables à ceux d'une femme bien développée. L'aréole est brunâtre, du diamètre d'une pièce de deux francs.

Le mamelon, peu volumineux, s'érige facilement, sans produire aucune sensation spéciale. Autour des deux aréoles on voit une couronne de poils ; à la palpation, on sent très nettement les lobules de la glande. La circonférence thoracique est de 91 centimètres au niveau de la ligne sous-pectorale, dé 90 centimètres au niveau de la ligne bi-mammaire, et de 95 au niveau de la ligne axillaire. Gaillet, de Reims, rapporte qu'en il enleva un testicule à un jeune homme de vingt-huit ans pour un cancer de l'épididyme.

Alors, dit l'auteur, la région mammaire se mit à saillir comme celle d'une jeune fille sur le point d'être réglée ; au centre se trouvait un mamelon bien conformé, avec une aérole brune présentant quelques poils.

Le même phénomène s'est remarqué sur un individu de vingt ans, grand, bien conformé, à qui Gaillet avait également enlevé une tumeur de l'épididyme. Une mutilation accidentelle des organes génitaux a été aussi quelquefois la cause de l'hypertrophie des mamelles masculines. Martin, médecin militaire, cite le fait suivant Un homme marié, père de famille, est atteint, dans un combat, d'un éclat d'obus qui lui enlève la verge et les testicules.

Cet homme guérit, mais bientôt sa barbe tombe, sa voix change de timbre et ses mamelles s'hypertrophient.

Cet homme était vigoureux ; il avait une. Il contracte une orchite syphilitique Rouble ; ses testicules s'atrophient et deviennent petits comme des haricots. Alors les formes s'adoucissent, la voix se féminise, la barbe tombe, les cheveux deviennent longs et fins, la peau devient blanche, la force musculaire diminue ; il n'y a plus d'érections ni d'émission spermatique ; la verge devient comme celle d'un enfant de sept A huit ans ; la poitrine s'arrondit et les seins grossissent.

D'autres fois, la marche des accidents est inverse. Un homme, à la suite d'un traumatisme sur la région mammaire, voit ses seins se développer et ses testicules s'atrophier. En , Thomson rapporte à la Wesminster médical Society l'histoire d'un homme de quarante ans qui, dans un combat, lit une chute sur la poitrine.

Quelques semaines après, ses mamelles deviennent grosses comme celles d'une femme, avec une aréole et un lacis de veines bleues. En même temps le testicule droit s'atrophiait presque complètement, et le gauche diminuait de moitié de son volume. Depuis, cet homme n'a plus éprouvé de désir sexuel, quoiqu'il eût, auparavant, beaucoup de goût pour les femmes, much addicted to woman, dit l'auteur anglais, et qu'il ait eu trois enfants.

Bergess, le même jour, prenant part à la discussion, rapporta aussi l'exemple d'un homme dont les testicules s'atrophièrent à la suite de l'absorption d'une grande quantité d'iode, et dont les mamelles prirent ensuite un accroissement considérable. Il est impossible de ne voir dans ces faits qu'une simple coïncidence et de nier l'antagonisme qui existe entre les deux organes, mamelle et testicule.

La mammite de la puberté est une chose essentiellement différente de la gynécomastie ; cependant, comme les deux affections apparaissent souvent au même âge, il m'a paru indispensable de lui consacrer quelques pages dans le cours de cette étude. De plus, elles ne sont pas sans avoir quelque analogie. On pourrait presque dire que la màmmite de la puberté est une gynécomastie aiguë, et la gynécomastie une mammite chronique. Chez reniant, on trouve clans la mamelle l'élément glandulaire au complet, avec les acini et les conduits excréteurs.

Puis, les acini disparaissent, elles canaux galactophores deviennent de moins en moins visibles et de moins en moins nombreux, à mesure qu'on examine des mamelles de sujets. En un mot, la glande s'atrophie avec l'âge. Néanmoins, au moment de la puberté, alors que l'enfant se modifie pour devenir un homme, il semble que la mamelle se ranime, subissant le retentissement de cette transformation générale.

Aussi, c'est à cette époque que se montre la mammite de la puberté, c'est-à-dire entre seize et dix-huit ans, le plus ordinairement vers quatorze ou quinze ans.

Est-ce là une affection rare? Plusieurs auteurs le pensent. Je ne le crois pas. Sans doute les observations ne sont pas très nombreuses dans la littérature médicale, mais cela tient très probablement, pour ne pas dire certainement, à ce que, l'affection étant peu grave et peu douloureuse, la plupart des malades négligent de consulter le médecin. Chez beaucoup même la maladie ne consiste qu'en quelques picotements douloureux des seins, mais sans attirer autrement l'attention.

Généralement le malade ressent des picotements douloureux, des élancements dans les seins, qui deviennent un peu sensibles à la pression.

Assez souvent, comme je viens de le dire, tout se borne à cela, et la maladie passe inaperçue. D'autres fois les symptômes douloureux acquièrent plus d'intensité. Le sein devient très sensible à la pression et les frottements de la chemise sont très pénibles. La glande est rouge, gonflée, grosse comme une mandarine ou une petite orange; le mamelon est saillant et l'aréole d'un rouge foncé.

A la palpation on sent une sorte de gâteau glandulaire induré. Généralement unilatérale, quelquefois bilatérale, Cette mammite ne s'accompagne d'aucun symptôme général. Ordinairement la maladie se termine par résolution, au bout de deux ou trois septénaires. Néanmoins, dans quelques cas exceptionnels, on a vu le sein suppurer.

Velpeau en cite un exemple, et Moizard en rapporte un autre dans sa thèse. D'autres fois enfin, les symptômes inflammatoires et les douleurs disparaissent assez rapidement, mais le sein reste dur et gros très longtemps, et cette induration peut 'même persister indéfiniment. On a bien pu dans quelques cas invoquer des traumatismes, des coups, des chutes, des frottements, etc Quelques auteurs, le professeur Lacassagne de Lyon, en particulier, ont cru remarquer que la mammite de la puberté était souvent causée par la masturbation.

Les enfants qui se masturbent, me disait M. Lacassagne, ont le sein douloureux ; c'est même un signe précieux pour reconnaître l'existence des mauvaises habitudes chez les enfants.

Il suffit de leur presser un peu la poitrine avec la paume de la main; s'il existe un point mammaire douloureux, c'est qu'ils se masturbent. J'ai fait des recherches dans ce sens, et je dois dire que, chez nombre d'enfants masturbateurs, je n'ai point trouvé ce point mammaire douloureux.

J'ai également interrogé à ce point de vue des adolescents atteints de mammite, et cette étiologie ne m'a pas paru absolument nette, même dans les cas où ils avouaient se masturber. Son père était un homme violent et très nerveux ; il est mort tuberculeux. Sa mère est encore vivante et bien portante. Il y a trois semaines, L Le frottement de sa chemise lui semblait pénible. Le sein s'est mis alors à gonfler. Actuellement, il est douloureux à la moindre pression et gros â peu près comme une noix.

En comparant avec le côté gauche, qui est indemne, on constate une saillie notable. En palpant le sein, on sent un petit gâteau induré, grand environ comme une pièce de cinquante centimes. Le mamelon, qui semble érigé, a une teinte rouge foncé. Il avoue, avec beaucoup de réticences et en rougissant, qu'il se masturbe en moyenne deux fois par semaine, mais je ne serais pas étonné qu'il en usât avec plus de largesse. Ses organes génitaux sont normaux et son pubis est garni de poils.

Sa figure est imberbe et ses membres sont glabres. Or, la plupart des enfants en font autant, et cependant ils échappent à la mammite. Bien plus, Stumeke, un auteur allemand', soutient que les jeunes gens qui se livrent à l'onanisme, ou qui usent des plaisirs sexuels, sont épargnés par la maladie.

Il va même jusqu'à se demander s'il ne serait pas possible, dans les cas où l'inflammation prend un caractère d'intensité considérable, d'user avec mesure de la satisfaction de l'instinct sexuel pour amener la résolution.

Mon collègue, le Dr Mayer S. Diamant-Berger, ancien interne à l'hôpital Rothschild, me communique un fait inédit, qui semblerait venir corroborer cette théorie du médecin allemand.

Dans le courant de janvier , il ressentit des picotements douloureux dans le sein droit, qui augmentait de volume et accusait bientôt la grosseur d'une mandarine, et Cela sans réaction fébrile ni modification aucune de l'état général. Cette mammite resta stationnaire pendant cinq mois, malgré les traitements divers mis en oeuvre compression ouatée, élastique, onguent mercuriel belladoné, etc.

N'ayant jamais eu de rapports sexuels antérieurement, il pratiqua alors le coït, en moyenne une fois par semaine. Au bout d'un mois la mammite disparaissait progressivement, et, peu de temps après, le sein était revenu à son état normal.

Un mois après, la mammite reparaît. Il va sans dire que le. Veber zwei formen von mastilis der Kinder.

Cette seconde poussée présenta absolument les mêmes caractères que la première: En moins d'un mois, sa mammite avait complètement disparu. La corrélation entre la satisfaction des fonctions génésiques et le développement de la mammite semble bien évidente chez cet individu. J'ai tenu à citer ce fait et surtout à le rapprocher du précédent où la masturbation aurait produit un résultat inverse. Ils prouvent qu'il faut invoquer ces deux raisons à la fois, la continence et la masturbation, ou mieux qu'il ne faut les invoquer ni l'une ni l'autre.

La puberté seule doit être mise en cause, avec les modifications organiques puissantes qu'elle entraine et qui retentissent aussi bien sur la mamelle que sur le système génital. Comme je l'ai dit, la mamelle est, à cette époque, un organe qui va disparaître et qui jette une dernière lueur de vie. Il se produit une hyperhémie que la moindre cause pourra venir augmenter et, par conséquent, qui pourra amener la mammite: II existe quelques affections du sein qui présentent avec la gynécomestie des ressemblances plus ou moins frappantes, et qui ont amené des confusions de la part des auteurs.

L'hypertrophie douloureuse des mamelles est une affection de ce genre, et José Maria Sojo Carmona lui a consacré quelques lignes dans sa thèse 1. Un individu, n'importe à quel âge, voit un de ses seins ou même tous les deux, gonfler rapidement. C'est du tissu glandulaire noueux, et non de la graisse. Cet homme disait que son sein n'avait commencé à se développer qu'à vingt et un ans, et qu'il avait mis six mois à acquérir son développement actuel.

Pendant tout ce temps, cet organe était tellement douloureux, que le malade en avait sollicité plusieurs fois l'extirpation. Aucun liquide né suinte par le mamelon.

Depuis cette époque, il n'éprouve aucune douleur. Nélaton a publié un cas analogue 1. Il s'agissait d'un individu de vingt-trois ans qui avait le sein gauche hypertrophié et très douloureux. La mamelle avait même fini par prendre une consistance lobulée et le mamelon laissait échapper un liquide séreux et blanchâtre. Cette hypertrophie était survenue subitement, sans causes appréciables.

Les organes génitaux étaient bien développés et le malade ne présentait aucun des caractères du féminisme. Nous relevons dans ses antécédents héréditaires l'alcoolisme chez le père. Un de ses frères a eu des convulsions pendant son enfance et est resté infirme.

Il y a trois mois, il a commencé à ressentir des élancements douloureux dans les seins, qui se mirent à gonfler. Lorsque j'examine le malade, qui se trouvait alors à l'infirmerie de la Santé, dans le service de M. Au-dessous du mamelon et au-dessous de la peau ambiante, on sent un gâteau grand comme la paume de.

Les mamelons sont un peu saillants et les glandes du pourtour de l'aréole un peu plus développées que de coutume. Il ne suinte pas de liquide par le mamelon. Les seins sont très douloureux à la pression et le malade souffre beaucoup. Cet homme a de la barbe, un système pileux bien développé, des membres bien musclés, des formes viriles, une voix d'un timbre grave et des organes génitaux normalement développés.

D'ailleurs, il a été marié ; il remplissait bien ses devoirs conjugaux, et il prétend qu'il a tout lieu de se croire le père d'un enfant que sa femme lui a laissé. Son père était un ivrogne ; il est mort d'une fluxion de poitrine. Sa mère, une femme très nerveuse, est encore vivante, Une de ses soeurs louche et est également très nerveuse. Il a passé presque toute sa vie en prison pour vagabondage, violences, vols.

Il raconte que ses seins ont commencé à augmenter de volume vers l'âge de seize ans. Ils furent pendant assez longtemps très douloureux. A dix-neuf ans, les douleurs avaient disparu et le volume exagéré de ces organes faillit le faire réformer.

Il fut néanmoins soldat. Actuellement, ses seins ont à peu près le volume d'une orange, A la palpalion, on sent une masse glandulaire grosse comme une mandarine. L'aréole est colorée en rouge-brun assez foncé et on y voit quelques poils longs et durs. Le mamelon est saillant, rosé. La poitrine et les membres sont complètement glabres. Le triangle pileux pubien est mal développé.

Les organes génitaux sont normalement conformés. Il reconnaît s'être beaucoup masturbé dans sa jeunesse, principalement au moment de la puberté. Comme on le voit, ce qui caractérise cette affection, c'est son invasion en quelque sorte subaiguë, sa marche lente, sa durée presque indéfinie, son apparition spontanée, sans cause appréciable. Dans aucun des cas observés, il n'a été possible d'invoquer un traumatisme ou toute autre raison étiologique ; tout ce que l'on à pu constater, c'est que, dans quelques cas, cette maladie a été la suite d'une mammite de la puberté passée à l'état chronique.

Quelques auteurs, Olphan 1 en particulier, l'ont confondue avec la gynécomastie. Et cependant, elle en diffère essentiellement.

La gynécomastie est, en effet, une affection indolore et persistante, apparaissant généralement à l'époque de la puberté, et s'accompagnant d'un certain degré de féminisme et d'une atrophie plus ou moins prononcée des organes génitaux.

Le gynécomaste est déjà presque un homme incomplet, il est au seuil de l'hermaphrodisme. Rien de tout cela ne se rencontre chez mes malades. Leurs mamelles grossissent accidentellement et à une époque souvent lointaine de la puberté ; cette hypertrophie est douloureuse ; enfin, ces individus ont des formes viriles ; ils sont bien constitués au point de vue génital, anatomiquement et physiquement.

Il s'agit donc dans ces cas d'une mammite spéciale, lésion mal connue, peut-être d'une inflammation débutant chroniquement, comme le pense Robelin, peut-être d'un processus pathologique propre au tissu mammaire, comme le donne à entendre Horteloup. Dernièrement, Leudet a décrit une affection spéciale de la mamelle chez les phthisiques, affection essentiellement différente de la tuberculose mammaire et présentant tous les symptômes d'une mammite.

Le volume de la glande peut être relativement considérable. Cette mammite peut durer plusieurs mois. Dans aucun cas Leudet n'a constaté d'induration partielle dans la glande ni d'engorgement des ganglions lymphatiques. Dans aucun cas la terminaison ne s'est faite par suppuration.

De l'hypertrophie des mamelles chez les hommes atteints de tuberculose pulmonaire. Quelle est la nature de celte mammite, qui apparaît presque toujours au milieu des accidents graves de la tuberculose pulmonaire? Pour Leudet, il s'agit d'une irritation de voisinage causée par les lésions du poumon et de la plèvre.

Blomfield fait remarquer que, dans le cas qu'il a observé, le malade avait subi à différentes reprises des frictions sur la poitrine ; ces manipulations répétées pourraient, selon lui, rappeler à la vie la glande mammaire, et telle pourrait être l'origine du processus inflammatoire. La théorie proposée par Leudet semble plus conforme aux faits et par conséquent plus admissible. Ce sont là, en somme, des affections qu'on pourrait confondre avec la gynécomastie, mais qui en diffèrent essentiellement.

Ce sont, si l'on veut, de fausses gynécomasties. Hypertrophy of the male mammary during phthisis. The Practitioner, mai , p. La mamelle de l'homme, selon Luschka, comprend, à l'état normal, un parenchyme très peu abondant composé d'un stroma fibreux formé de tissu cellulaire, de fibres élastiques et de fibres musculaires. Le tissu glandulaire né se reconnaît qu'à quelques vésicules glandulaires ; Luschka n'a trouvé que quelques acini, unis par leurs prolongements tubuleux en un conduit plus long, qui se perd dans le mamelon ; les vésicules sont recouvertes par une fine membrane, un épithélium polygonal pourvu de noyaux granuleux.

Le professeur Mayer, de Bonn, fit l'autopsie de l'individu qui s'appela d'abord Marie-Dorothée Durgé et ensuite Charles Durgé, ce castrat de la cathédrale de Cadix dont parle Bédor.

Cloquet a pratiqué l'autopsie d'un infirmier de Saint-Louis, âgé de soixante ans, qui avait des mamelles aussi développées que celles d'une femme. On n'y trouva qu'un amas de graisse, sans nul rudiment de glande mammaire.

Lereboullet pense au contraire que souvent il ne s'agit pas d'une accumulation de graisse, mais d'une véritable hypertrophie glandulaire. Il appuie son opinion sur deux faits de Gaillet, de Reims, dont j'ai déjà parlé. Voici ce qu'a donné l'examen cadavérique dans le premier cas: A la coupe, on voit de petites saillies de la grosseur d'une tête d'épingle, présentant une couleur rosée qui paraît due à l'injection sanguine.

En pressant, on fait sortir de ces petites saillies ouvertes un liquide blanc jaunâtre, opaque, épais, un peu visqueux ; si on perce celles de ces petites saillies qui ne sont pas ouvertes, on peut faire suinter le même liquide. Dans le second cas, on retrouve encore ta structure glanduleuse.

Sur la peau on voyait deux conduits galaetophores qui se dirigeaient de l'épaisseur de la glande vers le mamelon. Comme on le voit, il est impossible de tirer une conclusion d'un aussi petit nombre de faits contradictoires. Néanmoins, les observations microscopiques ont une très grande valeur, et on ne saurait nier, après ces faits, que certains gynécomastes n'aient pas une véritable glande mammaire ; Les cas de sécrétion lactée chez l'homme, dont je rapporterai quelques exemples authentiques un peu plus loin, sont également en faveur de cette théorie.

Mais, d'autre part, on est forcé d'admettre que la mamelle du gynécomaste n'est assez souvent composée que de tissu adipeux. Nous avons quelques examens microscopiques en faveur de cette idée ; en outre, souvent on nfa pas cette sensation lobulée dont parle Lacassagne et à laquelle Olphan attache une valeur ' de premier ordre.

En résumé, on peut dire que la mamelle du gynécomaste est composée, tantôt d'un tissu glandulaire analogue à celui de la mamelle de la femme, tantôt de tissu adipeux.

Nous préférerions voir là simplement l'une des exprès-sions de l'unité du type d'après lequel les deux sexes ont reçu leur organisation. Mais, chez le gynécomaste, n'auraient-elles pas un autre rôle? Ne seraient-elles pas propres à sécréter du lait comme celles de la femme? Eu voici un, que j'ai trouvé consigné dans le Journal de Verdun de , et qui m'a paru curieux. Ce sein commença à se développer à l'âge de puberté par les seuls efforts de la nature et parvint peu à peu à égaler en volume celui d'une nourriee.

Les chaleurs rendaient plus fréquent l'écoulement, qui augmentait au point de jaillir par le mamelon et de ruisseler de lui-même entre les sillons des seins. Des sueurs abondantes et fétides, soit aux aisselles, soit aux pieds, soit aux parties naturelles, même un flux séreux provenant de l'anus ou de l'urèthre, évacuations qu'il éprouvait surtout dans les temps froids, y suppléaient, au rapport de ce vigneron. Ces phénomènes ont suivi les lois et l'ordre de l'économie animale depuis leur apparition jusqu'à leur cessation, arrivée à l'âge de cinquante-cinq ans.

Ânsiaux dit que l'individu qu'il a observé, bien qu'il n'eût qu'une mamelle, avait un écoulement, depuis l'âge de douze ou treize ans, par le mamelon, écoulement qui tachait le linge en jaune et empesait la chemise. Il s'accrut beaucoup vers l'âge de quinze ans et revenait toutes les semaines, s'accompagnant d'un prurit très vif. De Humboldt raconte qu'il vit, dans ses voyages, un certain Francesco Lozano, d'Arénas, âgé de trente-deux ans, qui put donner deux ou trois fois par jour à téter, pendant cinq mois, à un enfant ; la mère était tombée malade, et le père, pour distraire cet enfant, lui aurait présenté les seins qui se mirent à grossir, et il s'en écoula bientôt un lait épais et sucré.

Garpentier de Méricourt, dans son Traité des maladies des mamelles, cite un cas à peu près semblable. Un matelot, ayant perdu en pleine mer sa femme dont l'enfant tétait, lui présenta le sein pour calmer ses cris ; il fut surpris de voir qu'à force de succion l'enfant put se nourrir pendant toute la traversée. Bédor, moins incrédule, dit: Je m'incline aussi à croire qu'on l'obtiendrait d'autant plus tôt que lçurs caractères sexuels seraient plus défectueux.

Virey croit également que certains hommes ont pu rendre par les mamelons une sérosité laiteuse. Il est impossible de nier ce fait, que des gynécomastes ont rendu par le mamelon un liquide ayant la consistance et la couleur du lait ; mais, comme aucune analyse chimique ni aucun examen microscopique n'ont été faits, on ne pourrait affirmer que ce fût véritablement du lait, bien que logiquement la chose soit possible, puisque l'on a constaté, dans quelques cas, une glande très analogue à celle de la femme.

Le mamelon du gynécomaste entre en érection comme Celui de la femme, et cette érection peut amener des sensations voluptueuses, Ce fait d'ailleurs n'a rien d'extraordinaire, puisqu'il se produit normalement chez beaucoup d'hommes. Chez la femme arrivée à l'époque de la ménopause, le sein, devenu inutile, comme l'utérus et les ovaires, subit avec eux une régression. La glande mammaire s'atrophie, subit une sorte de dégénérescence graisseuse; le sein s'affaisse et devient flasque.

Peu d'observateurs ont suivi leurs malades assez longtemps pour pouvoir répondre à cette question. Chez le nommé Martineau, dont j'ai rapporté l'histoire plus haut, les mamelles ont subi une espèce de régression vers cinquante-cinq ans. On cite encore un ou deux faits de ce genre. Malgré ce petit nombre de cas, je suis porté, à croire que, chez l'homme, le sein obéit plus ou moins aux mêmes lois que chez la femme, et qu'il s'atrophie quand disparaissent les spermatozoïdes dans le testicule.

Cette idée est du moins logique et rationnelle. D'après Sappey, le mamelon, chez l'homme, répond en général à l'espace compris entre la 4e et 5e côte. Chez le gynécomaste, la glande occupe à peu près la même situation, mais le volume en est considérablement augmenté.

Or, Jagot donne une observation recueillie dans le service du professeur Forge, à l'Hôtel-Dieu d'Angers, où on a pris des mesures sur un sein hypertrophié. J'ai cependant trouvé un cas de grandes mamelles pendantes rapporté par Petrequin 1: Sans vouloir faire ici une étude esthétique des mamelles chez le gynécomaste, je dois cependant décrire leur forme - et leur aspect. Généralement la mamelle est à peu près régulièrement ovoïde: Le mamelon est ordinairement saillant comme chez la jeune fille vierge et pubère ; il est entouré d'une aréole plus ou moins brune, suivant les sujets.

On trouve assez souvent des tubercules de Montgomery sur cette aréole. Quant à ce lacis de veines bleues, ce réseau sous-cutané qui, vu par transparence, donne à la peau une seinte marbrée et légèrement bleuâtre, plusieurs observateurs l'ont rencontré. Mais il peut souvent manquer. Pour donner une idée plus exacte de l'état des Seins chez le gynécomaste, je crois qu'il vaut mieux citer quelques faits.

Voici d'abord l'histoire d'un sujet dont j'ai déjà parlé dans un des précédents chapitres, à propos de son hérédité. Il se rappelle seulement que, l'an passé, étant à la Santé, il a eu, pendant un mois, des maux de tête très violents. C'est un garçon assez instruit, d'une intelligence ordinaire, d'un esprit même assez éveillé, mais attaché surtout aux choses futiles, incapable d'un grand effort ou d'une attention soutenue. Il répond clairement à toutes les questions et sa mémoire est excellente ; il se rappelle parfaitement, toute son enfance, ses jeux avec ses petits camarades, leurs premières plaisanteries.

Il n'est que médiocrement préoccupé par son état ; seulement les plaisanteries de ses camarades l'agacent, et il est contrarié par cette idée qu'il ne pourra jamais se marier ni avoir d'enfants.

Un mauvais sujet, qui avait volé 1, francs chez ses parents, lui proposa de les manger avec lui, çe que J Une seconde fois, il s'est fait condamner pour avoir insulté les agents et comme bonneteur. Sa physionomie est vive, son visage plutôt joli ; l'arc sourciller, en particulier, est des plus harmonieux ; le nez est aquilin et très correct, les yeux noirs, les cheveux noirs et assez abondants, les arcades sourcilières sont un peu saillantes, le front est étroit, l'oreille bien faite, avec un hélix complet et un peu d'exagération de l'angle auriculo-temporal, le visage complètement imberbe.

La voix est douce, un peu tremblée, agréable, sonore, et d'une tonalité assez élevée sans être criarde, mais plutôt celle d'un homme que d'une femme. Ses seins ont commencé â gonfler vers l'âge de douze ou treize ans, et leur développement ne lui occasionna que de très légères douleurs. Il se rappelle qu'à cette époque il était plutôt attiré vers les petites filles, leurs jeux et leurs travaux.

Les seins augmentèrent petit à petit et, à quinze ans, ils avaient acquis le volume qu'ils ont maintenant. Actuellement, ils ont à peu près le volume d'une tête de foetus. Un peu flasques, ils tombent comme ceux d'une femme qui a allaité.

La longueur du sein, mesuré aussi exactement que possible de la base de l'organe au sommet du mamelon, est de 13 cent. La peau qui recouvre les seins est fine, blanche, satinée, très douce au toucher, et sans le moindre poil. On voit sous la peau, par transparence, an très beau lacis de veines bleues, comme chez la femme. Le mamelon, peu saillant, légèrement rosé, s'érige sous l'influencé d'un chatouillement ou d'une titillation. Il est alors long d'environ 1 centimètre.

Il existe autour une aréole également très peu colorée et présentant quelques petits tubercules saillants, rappelant les tubercules de Montgomery chez la femme. Aucun liquide n'aurait jamais suinté parle mamelon. La poitrine est glabre, ainsi que les membres, qui sont arrondis et sans saillies musculeuses.

La peau est blanche et délicate comme celle d'une femme. Le bassin est élargi, et sa circonférence, en passant par les épines iliaques antérieures et supérieures, est de 87 centimètres. La verge est peu volumineuse et très courte I elle ne mesure que 2 centimètres de longueur et une circonférence de 7 centimètres ; pendant l'érection, elle acquiert 5 ou 6 centimètres de longueur. Le gland est petit comme une noisette, bien recouvert par un rudiment de prépuce qu'on peut relever. Au-dessous de la verge il existe deux petits replis cutanés, longs environ d'un centimètre et demi et larges d'un demi.

Ces replis simulent un embryon de grandes lèvres et de vulve ; mais il n'existe pas de cul-de-sac. Les testicules sont gros à peine comme des oeufs de moineau. Le gauche est mou, plus petit que le droit, et on peut le faire remonter dans l'abdomen.

Aujourd'hui même, il lui arrive fréquemment de se masturber sans obtenir de résultat. Pendant son dernier séjour à la prison, comme je le questionnais sur ses habitudes d'onanisme et le priais de m'eu-.

Néanmoins, il assure qu'en présence d'une femme la grâce ne lui a jamais manqué et que l'éjaculation s'est toujours produite. Depuis l'âge de dix-huit ans, il se livre assez régulièrement au coït. Dans ces derniers temps, il avait une maitresse avec laquelle il avait deux ou trois rapports tous les lundis. Seulement, cela le fatiguait beaucoup, et il était pris ensuite d'une envie presque invincible de dormir.

Il ne lui répugnait point de toucher la poitrine de sa maîtresse, et celle-ci aimait, assure-t-il, à préluder aux autres caresses amoureuses en lui touchant les seins ou bien en les frottant contre les siens ou encore en lui titillant le mamelon avec la langue.

Il a toujours refusé de S'habiller en femme. Des hommes lui ont proposé de l'entretenir avec largesse ; il a toujours refusé ces propositions. Ce jeune homme présente une taille ordinaire, des formes masculines, une corpulence bien normale ; la face n'a pas de poils, ce qui n'a rien d'extraordinaire à cet âge ; le timbre de sa voix n'a pas encore subi la mue de la puberté.

La tête est bien développée, autant qu'on peut en juger sans prendre les mensurations craniomètriques. Les épaules sont même larges. Les deux seins présentent une tumeur de la grosseur d'une orange. Ces émînences se distinguent très nettement de ce que l'on remarque chez les hommes d'un certain âge, et qui ont un développement du pannicule graisseux ; au lieu de se continuer insensiblement avec les parties voi-. Ces tumeurs se sont développées, depuis huit mois, d'une façon insidieuse et indolente.

Si l'on entoure leur base d'un lac et qu'on prenne la mesure, on trouve 12 à 14 centimètres ; elles paraissent hautes de 5 à 6 centimètres. La peau a sa coloration et sa mobilité normales ; pas de lacis veineux sous-cutané apparent ; le mamelon est saillant et l'aréole rose, sans tubercules ni poils. Jamais d'écoulement d'aucune sorte. Le malade n'a pas su nous dire si, â certains moments, les mamelles entraient en érection.

Ces seins sont absolument semblables à ceux d'une jeune fille de cet âge, et si, cachant le reste de la personne, on les montrait seuls à quelqu'un, il commettrait sûrement une erreur de sexe. Les deux testicules sont descendus ; le droit est même plus volumineux que d'ordinaire ; le gauche, au contraire, est assez fortement réduit dans son volume ; l'épididyme paraît moins atrophié que la glande elle-même.

Le malade a des désirs Vénériens et il entre en érection pendant l'examen de ses organes génitaux; il prétend n'avoir jamais vu de femme, mais avoue des habitudes vicieuses. Anciaux, dans sa clinique chirurgicale, cite un hointne qui avait la mamelle gauche aussi développée que celle d'une femme, mais sans vice de conformation des organes génitaux.

Dans une lecture faîte à la Société obstétricale de Dublin par Foot et rapportée par The quaterly Journal of medical Science, il est question d'un garçon de quatorze ans qui avait une hypertrophie de la mamelle gauche, mais toujours sans arrêt de développement des organes génitaux, ni féminisme. On trouve aussi dans The medical Times and Gazette, de Londres, l'histoire d'un enfant de treize ans, qui avait la mamelle droite volumineuse. Morgan, dans The Lancet de , rapporte encore le cas d'un marin qui, à seize ans, eut une hypertrophie de la mamelle droite, avec une aréole brune et lobulée comme celle d'une femme.

Enfin, tout dernièrement, le docteur Folenfant, médecin militaire, nous racontait avoir vu une mamelle hypertrophiée chez un jeune conscrit, que l'on avait dû réformer pour cette raison. Sa voix ne présente pas de timbre particulier. Il parait avoir, de toute manière, le développement normal de son sexe et de son âge. Depuis un an et demi, il s'est aperçu d'une grosseur qui se développait d'une façon lente et indolente au sein gauche.

Il présente autour du mamelon une tumeur de la grosseur d'une orange moyenne. On sent, par la pression, les eana-licules glandulaires. Cette petite masse hypertrophiée est assez mobile et parfaitement indolore, même aux pressions assez fortes.

Bien de particulier à l'autre sein. Les deux testicules sont descendus dans les bourses et présentent absolument un volume normal à cet âge. La verge présente un développement qui n'offre rien de particulier. Nous reportons encore nos regards vers son habitus extérieur; nous constatons et faisons constater par des personnes présentes qu'il n'offre absolument rien de particulier, et que, si on le plaçait dans une école, par exemple, au milieu des jeunes gens de son âge, il ne s'en distinguerait absolument on rien.

Mais ce phénomène est très rare chez l'homme. Nous ne connaissons qu'un fait de gynéco-polymastie, et encore deux mamelles seulement étaient hypertrophiées ; les autres étaient rudiméntaires. Ce fait curieux est rapporté par Handyside d'Edimbourg, dans le Journal of anatomy and physiology.

Le premier de çes enfants avait quatre mamelles sur la poitrine, les deux inférieures étant rudimentaires. Les deux mamelles supérieures étaient normalement situées, à exacte distance de la ligne médiane, et elles étaient plus développées que de coutume, more fully developed than usual ; elles avaient un mamelon avec plusieurs papilles proéminentes.

Elles s'étaient développées à seize ans. Cet homme était bien musclé, avait de belles formes, et ses organes génitaux étaient normalement développés, fully developed and natural. Le deuxième enfant avait deux mamelles seulement, mais développées d'une façon tout à fait anormale, et laissant exsuder un liquide laiteux.

Enfin, le troisième enfant avait, comme le premier, quatre mamelles, les deux supérieures hypertrophiées. L'auteur ajoute que, dans la suite de leurs années, ces cinq enfants devinrent grands, forts, bien musclés, big, strong, muscular and masculine. Néanmoins il reconnaît qu'il y avait chez eux un mélange des traits des deux sexes, blindig of the sexual features.

Généralement, et à de rares exceptions près, le gynéco-maste a des testicules d'un volume au-dessous de l'état normal, gros comme une noisette, disent la plupart des auteurs. La verge est aussi généralement plus petite qu'à l'état normal. Fanaglio a vu aussi un jeune soldat qui, avec un développement exagéré des mamelles, avait un pénis rudimentaîre et un scrotum bifide1. Néanmoins, je dois reconnaître que, chez les individus qui n'ont qu'une seule mamelle hypertrophiée, il est beaucoup plus fréquent de rencontrer des organes génitaux normaux.

Nous avons dit que les gynécomastes étaient le plus souvent efféminés. Nous retrouvons en effet chez eux quelques signes fréquents, pour ne pas dire constants, de féminisme ou de dégénérescence.

D'abord la voix, au lieu de ce timbre mâle qu'elle prend chez l'homme après la puberté, reste grêle comme celle d'un enfant, ou douce comme celle d'une femme. J'ai fait chanter un jour devant moi un gynécomaste.

Une personne qui l'aurait entendu sans le voir, aurait affirmé que c'était. Le système pileux est peu développé chez les hommes à mamelles: La dentition est généralement retardée; assez souvent même ils conservent, jusqu'à l'âge de quinze et vingt ans, des dents de lait. Un des individus que j'ai observés présentait en effet ce phénomène.

Ses dents étaient légèrement divergentes; il existait des intervalles entre les canines et les incisives, et sa bouche ressemblait à une grille d'égout, pour employer une comparaison un peu triviale.

Voici du reste une observation de Jagot, où toutes ces particularités sont notées avec beaucoup de soin 1. Depuis son enfance, il se livre à des travaux pénibles et est aujourd'hui homme de peine dans une fonderie.

Gouillet a la taille élevée, 1"',72, l'ha-bitus viril, le teint brun, mais il paraît timide. Le tissu cellulaire est peu développé, tandis que les poils sont pluLêt abondants que rares à la face et au pubis. Ils proéminent de B centimètres au-dessùs de la poitrine du malade, couché horizontalement ; l'aréole est entourée de poils assez nombreux, les tubercules de Montgomery y sont bien plus accentués qu'ils ne le sont en général chez l'homme. Sous une mince couche de tissu cellulaire, on sent une glande volumineuse, dont les acini sont très perceptibles.

Au dire du malade, ces organes auraient été plus volumineux au début de la puberté et d'une fermeté telle que la moindre pression était douloureuse.

Sept autres malades adultes, mesurant de 1m,70 à 1m. Aucun ne dépassait 27 centimètres. Les pieds et les mains sont ceux d'un travailleur. Le scrotum contient, à droite, un testicule normal, mais qui ne serait descendu dans le scrotum que vers l'âge de vingt-trois ans, le malade ayant éprouvé, à cette époque, dans le trajet du cordon, des douleurs assez vives, A gauche, au contraire, on trouve un testicule lisse, petit, dur, gros comme une petite olive. L'épididyme est mou et semble normal, ainsi que le cordon.

Ce testicule n'a jamais été plus développé ; le malade l'affirme. Gouillet n'a pas d'instruction ; il ne sait ni lire ni écrire, mais il n'a jamais été à l'école et semble aussi intelligent qu'un autre. Les questions qu'on lui fait sur sa difformité lui semblent désagréables, et il pleurerait volontiers à ce moment.

Il a peu de désirs vénériens, mais l'érection se fait cependant très bien. Il a contracté, à dix-huit ans, une blennor-rhagie légère ; c'était la première fois qu'il avait des rapports sexuels. Il a été réformé au conseil de revision des Cètes-du-Nord.

Mais, à l'époque de la guerre, il a cependant servi comme mobile. Outre ces signes de dégénérescence, le gynécomaste présente encore, lorsque l'on prend la peine dé l'examiner dans son ensemble, quelque chose de particulier.

Chez lui, le pannicule adipeux est généralement très développé, la peau est blanche, les cheveux longs et fins ; le bassin est élargi, les hanches développées; les membres sont ronds comme ceux de la femme, les muscles ne font point de saillies vigoureuses sous la peau; les lignes de son corps sont pleines d'harmonie ; ses contours affectent une mollesse remarquable, en même temps que les articulations et les muscles combinent leur action pour donner aux mouvements celte souplesse, ce je ne sais quoi d'onduleux et de gracieux, qui est le propre de la chatte et de la femme.

Êtres singuliers, féminisés ou indéfiniment juvéniles, personnages imberbes, à longs cils, à cheveux fins, à teint pâle, à hanches très développées, souvent gras, ayant la voix grêle et présentant plusieurs des caractères de l'eunuchisme. Ce portrait saisissant que trace Lorain des efféminés s'applique admirablement aux gynécomastes qui, 8 fois sur 10 au moins, présentent tous les caractères du féminisme, ce premier pas vers l'hermaphrodisme.

Pour compléter ce portrait, je ne saurais mieux comparer les gynécomastes qu'à ces Apollons Musagètes. Nous venons de voir que les organes génitaux des gynécomastes étaient souvent atrophiés. Dans ce cas, que deviennent leurs aptitudes génitales?

Presque tous ceux que j'ai observés avaient des érections suivies d'éjaculations. C'étaient, sans doute, des inférieurs sous ce rapport ; mais enfin, ils n'étaient pas impuissants.

Du reste, beaucoup d'eunuques sont capables d'entrer en érection. Ils étaient même très recherchés des dames romaines, au dire de Juvénal:. Brantôme, dans sa crudité naturaliste, raconte aussi de drôlaliques histoires qui ne laissent aucun doute à cet égard.

Et Frank assure que, dans une ville qu'il ne nomme pas, quatre castrats pervertirent tellement les moeurs du sexe, que la police Fut contrainte d'interposer son autorité pour faire cesser des excès trop scandaleux. Brantôme, dans sa crudité naturaliste, raconte aussi de drôlatiques histoires qui ne laissent aucun doute, à cet égard.

Et Frank assure que, dans Une ville qu'il ne nomme pas, quatre castrats pervertirent tellement les moeurs du sexe, que la police fut contrainte d'interposer son autorité pour faire cesser des excès trop scandaleux, ; ".

Voici, d'autre part, une observation de Robelin qui nous donnera une idée assez exacte des aptitudes génitales des gynécomastes. Le nommé Laiset, âgé de vingt-quatre ans, charretier, d'une taille de cinq pieds trois pouces, entre au Val-de-Grâce, pour y être soigné d'un abcès dont il guérit en peu de temps.

Chargé de lui donner des soins, je m'aperçus un jour que ses mamelles étaient plus volumineuses qu'un homme ne les a ordinairement. Cette particularité ayant fixé mon attention, j'explorai soigneusement les autres parties du corps, et voici ce que je remarquai. Les mamelles, très bien séparées, d'une forme demi-sphérique et d'une consistance assez molle, ressemblaient parfaitement à celles d'une femme.

On sentait distinctement, comme chez le sexe, le corps glanduleux dont ces organes sont composés. La poitrine était étroite, les épaules saillantes, la voix féminine et le visage enfantin et imberbe. Les parties génitales, quant à leur conformation, ne différaient de celles de l'homme que par leur petitesse. La verge, semblable à un petit tubercule, pouvait avoir, pendant l'érection, suivant ce que m'a dit l'individu lui-même, un pouce et demi de longueur ; les testicules étaient comparables, par leur volume, à une petite noisette.

Je lui trouvai le bassin très évasé, le pubis proéminent et peu garni de poils ; ceux-ci manquaient aux jambes et aux bras, et se remarquaient en petite quantité à la région axillaire. Du reste, le sujet avait peu d'embonpoint, il était même assez grêle. Je tirai de lui les détails suivants: Ce fut à seize ans que se développa sa taille, qui passe aujourd'hui cinq pieds trois pouces, et qu'il vit ses mamelles prendre de l'accroissement.

A dix-huit ans, celles-ci se gonflèrent considérablement, jusqu'à devenir deux fois plus volumineuses qu'à l'ordinaire, et, dans cet état, elles distillaient une humeur séreuse, semblable à du lait.

Obligé d'aller fréquemment à cheval, il éprouvait des secousses fort incommodes. Il essaya, pour se soulager, d'appliquer sur sa poitrine une plaque de liège afin de soutenir ses mamelles dont le poids le gênait extrême ment. L'engorgement séreux subsista pendant deux années entières, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de vingt ans, et depuis cette époque il ne reparut pas davantage. Cette singulière conformation ne l'empêche pas d'être gai et d'avoir toutes les habitudes qui se remarquent chez les autres hommes.

Il faut cependant en excepter sa répugnance à toucher le sein des femmes, pour lesquelles il a d'ailleurs un goût prononcé, quoique assez mal partagé par la nature, du côté des parties de la génération. Quant à savoir si le gynécomaste est fécond, la question est beaucoup plus délicate. Je crois que beaucoup d'entre eux doivent être stériles, sans cependant oser être trop affirmatif sur ce point, puisqu'au dire des anciens, on a vu des eunuques engendrer.

Pythias, amie d'Aristote, était fille d'un eunuque, selon Suidas. Les Scythes, dit Hippocrate, qui devenaient eunuques à force de monter à cheval sans selle ni étriers, se perpétuaient cependant. Un des malades que j'ai observés à la prison de la Santé, ayant des éjaculations, on voulut profiter de cette occasion. Un administrateur malveillant et à vues étroites dénonça M. Variot au préfet de police, comme excitant les détenus à la masturbation. Herbette, le plus brouillon et le plus verbeux des bureaucrates, s'empressa d'enregistrer cette accusation idiote, cette calomnie, contre un homme qui jouit, parmi ses collègues des hôpitaux, de la plus haute estime.

Je me suis encore demandé si les gynécomastes, de par leur constitution physique, de par leurs instincts, ne seraient pas portés à la pédérastie. Tout le monde connaît l'histoire d'Eutrope, le premier eunuque qui osa exercer la fonction de magistrat romain. Il fut plusieurs années l'amant de Ptolémée, qui le donna an général Arislée, pour lequel il exerça les fonctions de pourvoyeur.

Il passa ensuite au service de la fille d'Aristée lorsqu'elle se maria, et le futur consul était alors employé à la coiffer, à lui présenter l'aiguière d'argent, à la baigner et à l'éventer pendant l'été. J'ai interrogé tous mes gynécomastes sur leurs habitudes génitales. Malgré leurs dénégations, et sans néanmoins avoir de preuves certaines, j'en ai fortement soupçonné deux d'entre eux d'avoir été pécher à Sodome.

Maintenant, voici pourquoi je range les gynécomastes parmi les dégénérés, ces rameaux flétris du grand arbre social, comme disait Buffon dans son style imagé. Legrain énumère les principaux stigmates physiques qui marquent le dégénéré d'un cachet indélébile, et nous notons les suivants: Il suffit de parcourir mes observations pour voir que tous les sujets présentent plusieurs de ces signes caractéristiques.

D'autre part, j'ai prouvé que ce sont presque tous des héréditaires, lorsque j'ai étudié les causes de la gynécomastie. Je n'hésite pas à les ranger parmi les débiles, ces êtres à intelligence peu développée, qui possèdent peut-être quelque mémoire, mais peu ou point la faculté d'assimilation ; Chez qui les impulsions souvent paralysent la volonté.

Enfants, ils ont eu toutes les peines du monde à apprendre à parler ; adolescents, ils font le désespoir de leurs maîtres et de leurs parents par leur inaptitude à tout travail et à toute étude, par l'ingratitude de leur mémoire, leur impossibilité de fixer leur attention, et souvent par leurs vices précoces et leurs mauvais instincts. Guimart, âgé de vingt et un ans, natif de Ginabat, canton de l'Ain, département de l'Auvergne, est l'individu dont il s'agit.

Chargé de le visiter, je m'aperçus avec surprise, en lui découvrant la région épigastrique, que sa poitrine avait le même aspect que celle d'une fille bien constituée de quinze à seize ans, ce qui me porta de suite â vérifier le sexe du sujet dans son organe le plus caractéristique. J'y rencontrai tous les signes extérieurs du sexe masculin dans l'état naturel ; mais la verge, d'après l'aveu du malade, n'a jamais éprouvé la turgescence propre à l'acte vénérien ; et les testicules, quoique dans le nombre et la position qui leur sont le plus ordinaires, sont réduits pour le volume à celui d'une petite noisette.

Reportant mes regards sur le premier phénomène que j'avais remarqué, je vis deux éminences hémisphériques très distinctes, circonscrites dans un espace d'environ quatre pouces, de chaque côté de la poitrine, sur l'épanouissement des grands pectoraux, et se perdant doucement du côté de leur jonction, comme vers le cou, les épaules et les hypocondres. Ces éminences ont une consistance et une mobilité exactement semblables à celle qui est déterminée chez les femmes par le développement des glandes mammaires.

Elles sont de même revêtues d'un tissu plus blanc et plus fin que le reste du corps ; surmontées chacune d'un mamelon dont le chatouillement excite l'érection, et qui est entouré d'une aréole exempte de poils et ayant une couleur vermeille. Le toucher de ces parties lui cause une sensation douloureuse, principalement la tumeur gauche, qui est plus volumineuse que la droite, et dont il parait ne supporter qu'avec peine le plus léger contact.

Le jeune homme est d'une faible complexion ; sa peau est blanche ; ses cheveux sont châtain clair ; il a le poil ras et un fin duvet se montre â peine sur son menton. Son idiosyncrasie se rapporte au tempérament pituiteux et flegmatique des physiologistes. La taille est d'environ 5 pieds 3 pouces ; ses membres grêles, mais droits ; toutes les formes généralement adoucies, mais les hanches pas plus évasées qu'à l'ordinaire. Les chairs sont lâches et molles, ses gencives sont décolorées, et l'émail de la plupart des dents gâté vers la Couronne.

Le costume de notre sexe l'incommode, autant que les manières lui en paraissent étrangères ; car une cravate, un gilet fermé pour se garantir du froid, gênent sa poitrine et lui causent de fréquentes oppressions, qu'il ne peut soulager qu'en se dépouillant le haut du corps.

Il m'a dît que son frère, Jean Guimart, de trois ans plus âgé, avait aussi une gorge, et encore plus considérable, mais que ses soeurs n'avaient rien de plus ni de moins que les autres femmes. L'époque à laquelle ses mamelles se sont développées a précédé de plusieurs années l'âge où la puberté les fait s'arrondir chez les filles ; car il m'a dit qu'elles s'étaient formées vers la septième année.

Son langage est obscur, très incorrect, et quoique ayant vécu dans les casernes où, dit-il, il n'était pas mal, il n'a rien contracté de la jactance soldatesque. Guimart, du plus loin qu'il s'en rappelle, fuyait toujours la lutte, la course, le saut, le jet de pierre, et avait de l'éloignement non seulement pour la gymnastique, premier plaisir des petits garçons, mais encore pour leur société.

En grandissant, son humeur nonchalante ne changea point. Il ne s'est, dit-il, jamais battu, mais seulement disputé de loin en gardant les moutons sur la montagne. L'habit de soldat qu'il porte maintenant ne semble guère l'avoir rendu plus belliqueux. Il craint les morts et surtout l'obscurité. Il a ce naturel timide qu'on ne doit qualifier du titre flétrissant de lâcheté que lorsqu'il fait manquer à ce. Il donna un trait de ce caractère le soir de l'incendie d'une maison.

Il était si fort saisi de terreur qu'il ne savait où se mettre et pensait, à ce qu'il m'a dit, que les Anglais s'étaient emparés de la ville. Apathique, de son propre aveu, il n'a jamais eu d'attachement pour personne, même dans sa famille ; je le croîs aussi incapable d'aversion. Mort à toutes les jouissances, la musique ne l'amuse pas, et il n'a jamais eu même l'idée de chanter. Les deux sexes lui sont également indifférents et même étrangers ; l'infortuné ignore et ne doit jamais connaître ce besoin qui sollicite de rechercher une cohabitation dont l'attrait dédommage à lui seul de tous les maux de la vie, et dont le résultat est si important pour la société.

Enfin, on pourrait dire de cet être misérable qu'il offre l'exemple tout à la fois d'un homme manqué et d'une femme incomplète,.

On n'a qu'à lire les autres observations que j'ai citées au cours de cette étude, et on n'aura pas de peine à se convaincre que presque tous les gynécomastes sont des êtres inférieurs au point de vue intellectuel, en un mot des débiles. Ses réponses, obscures et enfantines quelquefois, révèlent une intelligence très peu ouverte.

D'ailleurs, il n'a jamais pu apprendre aucun métier. Chez lui la volonté est paralysée par les instincts: Ce n'est pas un criminel dangereux; il reculerait devant la moindre violence, mais il est absolument incorrigible ; il ne. Ce cas est des plus nets. Ce gynécomaste est non seulement un faible d'esprit, mais c'est aussi un impuissant de volonté, un instinctif.

Seul le sujet observé par le Dr Guillot pourrait être rangé parmi les dégénérés supérieurs. C'est un être bizarre, un garçon paresseux, très préoccupé de sa personne, sans énergie, ayant la manie de l'ordre. Nous avons dit combien les eunuques se rapprochaient des gynécomastes, Eh bien, tous les auteurs ne se plaisent-ils pas à reconnaître le peu d'intelligence, les vices et les mauvais instincts des eunuques?

Tous ne les peignent-ils pas comme des êtres vils, méchants et pusillanimes? C'est à peine si, en parcourant l'histoire ancienne, on trouve quelques eunuques doués d'une intelligence supérieure, tant il est vrai que la dignité de l'homme réside en grande partie dans ses testicules.

On n'en cite que quelques-uns: Phavorinus, le philosophe ; Aristonicus, général de Ptolémée ; Narcès, chambellan de Justinien, qui commanda en chef et battit les Goths à Nocera ; Aly, grand vizir de Soliman II ; Kaffour, qui gouverna l'Egypte pendant vingt ans: D'autres ne furent élevés par les rois que pour de criminelles complaisances et pour le malheur des peuples: Les Bomains avaient un tel mépris pour les castrats qu'ils refusaient leur témoignage en justice. Tous ces faits historiques sont pleins d'enseignements, et il me semble bien difficile de ne pas faire des eunuques et des gynécomastes des dégénérés, des débiles et souvent des instinctifs.

Avant de terminer ce chapitre, je tiens à faire remarquer que ce que je viens de dire ne saurait s'appliquer à ces gynécomasties que j'ai appelées accidentelles.

Dans ces cas, bien qu'il y ait déviation du type spécifique, elle est simplement accidentelle, et l'état mental de ces sujets ne présente absolument rien de particulier. Néanmoins, il n'est pas rare de les voir devenir lypémaniaques, lorsqu'ils ont perdu les attributs de la virilité.

Le docteur Martin cite le cas de trois soldats qui avaient eu les parties génitales externes complètement détruites par des éclats d'obus. On parvint à les guérir, mais tous trois tombèrent dans une tristesse profonde et peu après se suicidèrent.

Ces hommes, en effet, avaient gardé dans le coeur des passions avec le désespoir éternel de ne pouvoir les assouvir. Ils avaient conservé dans un des replis de leur encéphale le souvenir des ébranlements éprouvés à une époque antérieure, souvenirs assez puissants pour allumer en eux des désirs qui provoquaient un état d'éréthisme comparable à celui qu'ils éprouvaient autrefois. Mais ces souvenirs s'arrêtaient au seuil de l'organe anéanti; la vie alors leur devint intolérable et ils se suicidèrent.

On peut bien retrancher les organes extérieurs, mais on ne tue pas les désirs intérieurs. Ce fut là l'erreur d'Origène, de Léonce d'Antioche et de leurs sectateurs ; ils se trompèrent en se rendant eunuques ; leur chasteté n'était qu'in volontaire, et ils s'étaient la gloire de résister par leurs. Que chiagura d'essere senza coglia! Mon esprit préoccupé me faisait voir le dédommagement et non la perte: J'entrai dans le sérail où tout m'inspirait le regret de ce que j'avais perdu je me sentais animé à chaque instant ; mille grâces naturelles semblaient ne se découvrir à ma vue que pour me désoler ; pour comble de malheur, j'avais toujours devant les yeux un homme heureux.

L'âge certainement y est pour quelque chose, une certaine forme de sagesse. J'ai fini de guerroyer pour chercher ma place au sein des humains. Je me sens toujours extra-terrestre mais un extra-terrrestre qui s'assume! Il y a toujours en moi cette dychotomie du genre, je ne me sens pas à l'intérieur de mon corps, il m'est absolument impossible de l'habiter. Néanmoins, je ne suis plus dans la recherche existentielle de mon identité, je me sens bien d'avantage dans mon ETRE, je pourrais peut-être parler du SOI, cet espace sacré où les genres, le sexe, la différence matérielle, sociale n'a plus de prise.

Quel est LE cliché sur les personnes intersexuelles que vous aimeriez voir disparaître? Il n'y a pas si longtemps encore, nos différences étaient exposées dans les foires! J'ai un certain attrait pour la culture nordique, bien plus ouverte aux différences que dans nos pays latins. Des cultures au sein desquelles, je n'ai jamais constaté d'étiquetage "à l'emporte-pièce". Il faut dire aussi qu'ils ont un rapport à la nudité qui fait partie de leur vie au quotidien, ici, nous faisons tout pour cacher notre intimité [ Que conseillez-vous aux personnes dans le même état de questionnement que vous, et à leur entourage?

Je serais bien présomptueux de vouloir donner des conseils, chacun est différent et trace sa propre voie, son propre destin, sa propre recherche, cicatrise ses propres plaies. Messieurs et Mesdames les médecins, Messieurs et Mesdames les parents, sachez que ce n'est pas une chirurgie sur un nourrisson qui équilibrera votre enfant dans sa vie. Donner un "sexe d'élevage" à un enfant ne donne pas la certitude de son vrai sexe. Je comprends parfaitement l' angoisse des parents et des médecins sur la conduite à tenir en cas de variation du développement sexuel , de plus la législation oblige la déclaration du genre.

Aidez-nous et épaulez-nous si la cruauté de la société vient à pointer du doigt notre différence de naissance, mais ne nous condamnez pas à la naissance à vivre un sexe qui n'est pas le nôtre.

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Je crois qu'il faut invoquer comme cause de ces dégénérescences la tare épileptique chez le père. Il sait seulement que son grand-père paternel s'est marié trois fois: Un an après, celle-ci lui donna un fils qui, de l'avis général, serait de lui: Son père, qui était gardien à la Roquette, était un homme sobre, et sujet à des attaques nerveuses pendant lesquelles il perdait connaissance ; il s'agit probablement d'attaques d'épilepsie. Il est mort tuberculeux. Elle vit séparée de son mari, qui l'a abandonnée pour une autre, gagnant laborieusement sa vie comme dentellière et élevant péniblement ses cinq enfants.

Un de ces enfants, le plus jeune, est déclaré sur les registres de l'état civil Comme fille, mais on serait maintenant très embarrassé pour se prononcer sur son sexe et On pourrait tout aussi bien le prendre pour un garçon. Les quatre autres sont bien portants et ne présentent rien de semblable. Elle a eu des attaques de nerfs jusqu'à vingt-deux ans, époque de sa première couebe. Ces attaques se manifestèrent pour la première fois à la suite d'une peur.

Elle n'est point mariée et a eu trois enfants morts en bas âge, probablement de méningite tuberculeuse. Actuellement elle est encore enceinte. C'est un être vicieux, débauché et ivrogne. Elle commença d'abord par se montrer comme curiosité dans les fêtes foraines ; puis elle se fit actrice d'ordre inférieur, jouant aux Bouffes-du-Nord ou accompagnant les troupes en tournées.

Elle s'habille tantôt en homme, tantôt en femme, servant indistinctement d'amant ou d'amante, également recherchée des matrones lubriques et des vieux libertins. De plus sa mère leur a souvent raconté qu'une de ses petitescousines était probablement mal conformée.

On prenait, dit-il, toutes Sortes de précautions pour lui rabattre ses jupons quand elle jouait ou quand elle urinait. On a cru que cette pudeur exagérée n'avait d'autre but que de dissimuler une infirmité. Je donnerai l'observation personnelle et détaillée de cet individu dans un des chapitres suivants.

Enfin le Dr Guillot me citait l'exemple d'un jeune homme de vingt-trois ans, fils d'une névropathe, qui, à l'âge de quinze ans et demi, a vu ses mamelles prendre un accroissement considérable ; au bout de dix mois, elles avaient acquis le volume de celles d'une fille pubère, volume qu'elles ont toujours conservé depuis.

Cet accroissement s'est fait sans douleur et sans amener aucune espèce de sécrétion. Ces mamelles présentent un mamelon rosé aux environs duquel sont implantés quelques poils longs et isolés. La verge est normalement développée ; cependant les testicules sont un peu plus petits que d'habitude, le pubis est garni de poils, mais ils remontent moins haut que chez la plupart des hommes de cet âge.

Le bassin est large et évasé. Le timbre de sa voix est élevé ; c'est un garçon coquet, efféminé, à la démarche nonchalante, aimant passionnément les fleuré et les odeurs. Il h la manie de l'ordre et chez lui il range tout avec une exagération ridicule. L'alcoolisme, qu'on retrouve toujours et partout, l'alcoolisme, l'alpha et l'ôméga de toutes les dégénérescences, se retrouve aussi à l'origine de la gynécomastie. Voici un fait où cette influence ne saurait être douteuse.

Un alcoolique mort de delirium tremens engendre un débile gynécomaste,. Son père était un ivrogne ; il est mort dans un accès de delirium tremens. Sa mère est morte d'une affection cardiaque. Bien qu'âgé de vingt ans, D Il est d'une taille peu élevée. Ses formes sont efféminées ', cependant, il est assez bien musclé, mais plutôt comme une femme que comme un homme.

Le panicule adipeux sous-cutané n'est pas développé d'une façon exagérée. Le système pileux est peu développé. Le visage est imberbe ; on distingue à peine quelques poils de barbe sur la lévre supérieure. Lès membres sont complètement glabres. Il y a quelques poils follets sur la région sternale. Le pubis est assez bien garni, mais, comme chez la femme, les poils s'arrêtent brusquement et forment un triangle très.

La peau est blanche et manifestement plus délicate que chez la plupart des hommes de cet âge. La voix a un timbre caractéristique. On fait chanter le sujet: En examinant la bouche, on s'aperçoit qu'il existe encore des dents de la première dentition, qui aurait été retardée, au dire du sujet.

La seconde dentition aurait été également retardée. A la mâchoire Supérieure, il existe des intervalles entre les incisives et les canines; lorsqu'il rit, sa bouche ressemble, pour employer une comparaison un peu triviale mais juste, à une grille d'égout.

La verge est normalement conformée, mais elle est très courte et plus petite que d'habitude. Les bourses sont larges; les testicules sont manifestement plus petits que chez la plupart des adolescents de cet âge. L'épididyme est normalement placé ; il ne mesure que 2 millimètres dans son plus grand diamètre.

Le crémaster fonctionne bien ; nous le voyons se contracter sous nos yeux. Mais il a des érections fréquentes et il avoue que, depuis l'âge de seize ans, il se masturbe environ deux fois par semaine. Il a des éjaculations. La poitrine est arrondie et fait saillir un peu la chemise. Les mamelles, grosses comme des oranges, sont développées à peu près comme celles d'une fille de quinze ans. La peau qui recouvre la glande est blanche, fine, et présente quelques poils longs et durs.

A la palpation, on a la sensation de la graisse. Le mamelon est très bien développé, d'une couleur rosée ; autour on aperçoit quelques petites saillies rappelant les tubercules de Montgomery. On ne voit pas le lacis de veines bleues sous-cutané, comme chez la femme. Bien qu'il soit allé longtemps à l'école, il sait à. On n'a jamais pu lui apprendre aucun métier. A la prison de la Santé où je l'ai vu, on l'occupe à faire du papier de dentelle, travail qui ne demande aucune intelligence ni aucune adresse.

Il suffit de poser une feuille de papier sur une matrice où est gravé un dessin quelconque et de frapper avec un marteau en plomb jusqu'à ce que le dessin se soit découpé dans la feuille de papier.

Il a déjà subi cinq condamnations pour maraudage, vagabondage, vol à l'étalage. Il ne témoigne aucun regret; aussitôt sorti, il recommencera et se fera enfermer de nouveau. A côté de ces causes puissantes de dégénérescence, on en trouve d'autres moins actives, mais néanmoins encore singulièrement efficaces.

On les retrouve aussi dans l'étîo-logie de la gynécomastie. Faneau de Lacour 1 a montré que les tuberculeux, et surtout les issus de tuberculeux, sont Souvent des efféminés, et que chez eux les mamelles acquièrent quelquefois un développement anormal. Il cite en particulier deux faits où il s'agit manifestement de gynécomastes.

Son père existe encore ; il a cinquaute-six ans. Du féminisme et de l'infantilisme chez les tuberculeux. Sueurs assez abondantes la nuit. Le mamelon est aussi très saillant et très développé ; l'aréole, fortement pigmentée, tranche, par sa couleur brune, sur la décoloration de la peau qui recouvre la glande. La glande mammaire présente un développement exagéré. Le malade nous dit qu'à l'âge de quatorze ou quinze ans, il eut les mamelles douloureuses, surtout celle du côté gauche.

Cet état dura six mois, pendant lesquels les seins, surtout le gauche, se développèrent considérablement. La cause en est due apparemment à l'époque récente du début; nul doute que, lorsque quelques mois auront passé sur sa tête, les sueurs profuses et les expectorations auront.

A cette époque, Sans tousser Continuellement, il avait cependant tous les hivers un rhume qui durait jusqu'au printemps. Il eut une pleurésie, il y a denx ans. Cils d'une longueur remarquable. Le visage, malgré l'âge du malade vingt-cinq ans , est presque glabre, et a l'expression très juvénile.

La moustache est â peine indiquée par quelques poils follets courts, il en existe également sur le menton et les joues une très petite quantité. Même retard dans la seconde dentition, qui n'a eu lieu qu'à douze ans, et d'une façon incomplète, ainsi que nous pouvons le constater. La mâchoire supérieure présente trois dents de lait: La verge est microscopique ; considérée pendant l'état de flaccidité, elle ne mesure, depuis sa base jusqu'à son sommet, que 5 cent. Les testicules sont très petits, gros à peine Comme des oeufs de moineau, et le scrotum qui les recouvre est lui-même adapté à ces dimensions exiguës.

Le malade rapporte qu'à l'âge de quatorze à quinze ans, il a éprouvé dans les deux seins des douleurs assez vives qui ont duré cinq à six mois. C'est à cette époque, dit le malade, que les mamelles ont pris le développement que nous observons aujourd'hui. Le développement est remarquable, l'organe présente un diamètre horizontal d'environ 8 centimètres et un diamètre vertical d'environ 7 centimètres.

L'aspect général de cet individu est celui d'un jeune homme de dix-sept ans. Enfin, voici un dernier fait qui m'est personnel, et où l'on pourrait encore remarquer l'influence héréditaire de la tuberculose. Son père est mort tuberculeux, Sa mère est encore vivante et bien portante. C'est un vagabond peu intelligent, à la parole lente et embarrassée, à la physionomie sournoise, sachant néanmoins lire et écrire.

Il prétend s'être peu masturbé et il a commencé à voir des femmes à l'âge de dix-sept ans. Il avoue avoir fait pas mal d'excès de boisson. Il ne se rappelle pas avoir souffert des seins, qui ont grossi petit à petit. Ils sont à peu près gros comme de petites oranges, avec une forme conique. La peau qui les recouvre ne diffère pas sensiblement de celle des régions environnantes. Il existe une aréole brune, très nettement marquée, Le mamelon est volumineux, saillant, rosé et long d'au moins 1 centimètre.

On dirait qu'il est dans un état d'érection constant,. A côté de la tuberculose, de la Scrofule, du lymphatisme, comme le veulent Villeneuve, Bédor et les anciens auteurs, je crois qu'on pourrait invoquer l'obésité.

L'obésité, à mon sens, n'est point une cause de gynéeo-mastie, parce qu'elle surcharge de graisse la poitrine et exagère un peu le volume du sein. Non, car dans ce cas, il ne s'agirait plus de gynécomastie.

En effet, outre cêtte sur-. L'obésité agirait alors comme cause dégénératrice. Son père, qui était obèse, est mort d'une congestion cérébrale. Sa mère est morte d'une pneumonie. Sa soeur est obèse. D'un caractère nerveux et impressionnable, il se livre quelquefois à des actes de violence. Il est emprisonné pour avoir cassé la jambe, dans une rixe, à un individu avec qui il s'était pris de querelle.

Le jour de son entrée en cellule à la prison de la Santé, L Ce phénomène lui était déjà arrivé une autre fois, à la suite d'une vive contrariété. C'est un de ces faits assez communs d'hystérie pulmonaire. Ce développement exagéré des seins se produisit vers l'âge de seize ans; L Mais depuis longtemps il ne ressent plus rien. Les organes génitaux sont très au-dessous de la moyenne.

La verge, à l'état flasque, ne mesure que 6 centimètres. C'était un homme obèse, mais ses mamelles étaient développées comme celles d'une femme. Ses testicules avaient la grosseur de petits haricots. Sa verge était également. Le visage était glabre. La lèvre supérieure était légèrement velue comme chez les femmes du môme âge. La voix était grêle;. D'après les renseignements fournis par cet homme, il était carrier, avait été marié une fois, mais très malheureux en ménage: Il avouait du reste que ses aptitudes génitales étaient très réduites.

De là, peut-être, ses infortunes matrimoniales,. En tête marchent la folie, l'épilepsie, l'hystérie, les névroses, l'alcoolisme et, en seconde ligne, la tuberculose, la scrofule, l'obésité. Ainsi donc, de par son hérédité, le gynécomaste est un dégénéré. Et il en porte en lui les stigmates physiques et psychiques. Nous avons dit que, chez le gynécomaste, la mamelle s'hypertrophie, que le testicule s'arrête dans sa marche croissante et s'atrophie.

Il semble que la nature retire d'une main Ce qu'elle a donné de l'autre. Il semble qu'il y ait un des deux organes, mamelle Ou testicule, qui, commençant son évolution en avant, amène ou accompagne la régression de l'autre organe.

Ne pourrait-on pas reconnaître là une manifestation de cette loi du balancement des organes dont parle Geoffroy Saint-Hilaire? On a souvent observé ce genre particulier de balancement des organes1. Selon Olphan, cette idée de balancement ou de force compensatrice entre les deux organes doit être rejetée ; elle ne satisfait pas l'esprit.

Nous croyons cependant que la théorie de Goethe et de Geoffroy Saint-Hilaire est vraie, au moins en partie, et que Olphan s'est trompé. Et, en effet, Olphan refuse d'admettre cette idée parce que, dit-il, elle est en contradiction avec les faits. Selon lui, beaucoup de gynécomastes ont des organes génitaux normaux et tous les caractères de la virilité.

Donc il n'y a pas de balancement. Mais, si on passe en revue les observations rapportées par Olphan, on s'aperçoit vite que, dans tous les cas de vraie gynécomastre, il y a atrophie plus ou moins complète des organes génitaux.

Il me semble donc difficile de nier qu'il y ait des rapports entre le développement des mamelles et celui des testicules. Cependant, je vois immédiatement surgir une objection. Pourquoi, me dira-t-on, les individus adultes qui perdent leurs testicules, soit par mutilation, soit par atrophie, soit par orchite, ne voient-ils pas leurs formes viriles se féminiser et deux mamelles s'arrondir sur leur poitrine? On pourrait peut-être réduire l'objection par le simple raisonnement.

En effet, si l'homme a dépassé la puberté, cet âge où il se produit pour ainsi dire une poussée de vie sur les mamelles et les organes génitaux, si chez lui le développement est complet, la nature ne pourra reporter sur un organe la force de vie et d'accroissement qu'elle destinait à l'antre. Il n'y a pas deux évolutions dans le. Aussi rien d'étonnant à Ce qu'un adulte qui perd ses testicules ne voie pas toujours des mamelles venir les remplacer.

Néanmoins, tant la nature est fidèle aux grandes lois du développement, et quelque étrange que la chose puisse paraître, plusieurs faits de ee genre ont été observés. Nous verrons, dans le chapitre suivant, qu'il existe des cas authentiques de gynécomastie accidentelle, par suite d'atrophie ou de mutilation des testicules. Il est encore une objection que l'on ne manquera certainement pas de me faire.

Pourquoi, me dira-t-on encore, les eunuques ne sont-ils pas toujours, ou du moins souvent, des gynécomastes? Mais l'eunuque a été Castré dans sa première enfance. Il n'âpu avoir, au moment de la puberté, cette éelosion qui met des testicules dans le scrotum du jeune homme et des mamelles sur la poitrine de la jeune fille, puisque le germe qui devait amener cette écloslon a été tué dès le principe, Et puis, je crois que la gynécomastie complète ou incomplète n'est pas très rare chez eux.

Une des grandes objections d'Olphan contre la théorie du balancement des organes est précisément l'eunuchismé où, dit-il, on ne rencontre pas la gynécomastie, et il s'appuie sur des notes du médecin turc Sevastopoulo. Je m'en suis assuré de mes propres mains. Quelques-uns, en prenant de l'embonpoint, ont un.

Il n'est pas jusqu'à Ambroise Paré qui ne soit de cet avis. Bédor a vu à la cathédrale de Cadix un eunuque gynécomaste. Sa voix était comparable à celle de la plus brillante cantatrice. Il allait par la ville, donnant des leçons de musique aux demoiselles. Mais si, chez l'homme, l'arrêt du développement des testicules ou leur mutilation féminise l'individu et fait ses mamelles s'hypertrophier, ne verra-t-on pas l'inverse se produire chez la femme qui n'a plus d'ovaires?

On ne possède pas de documents sur ce sujet ; néanmoins, Milne-Edwards 1 dit: Il paraît que, dans quelques contrées de l'Asie, On a souvent occasion de rencontrer de ces eunuques femelles et qu'elles ont quelque chose de viril dans leur aspect et dans le timbre de leur voix. Je ne rapporterai pas ici cette histoire d'un châtreur de porcs qui exerça son art sur sa fille que ses débauches avaient irrité et qu'aucun moyen n'avait pu empêcher de forniquer.

Le succès de l'opération aurait été complet, selon Frankins. Il est bien peu de personnes qui n'aient pas vu, au moins une fois dans leur vie, une de ces femmes à barbe que l'on exhibe comme curiosité dans les fêtes foraines, Il suffit d'en avoir vu une pour se souvenir toujours de sa voix rauque, de ses formes masculines, de sa poitrine plate et. Eh bien, des autopsies de femmes à barbe ont été faites, et on a constaté quelquefois l'absence des ovaires 1,.

Il est une opération moderne qui aurait peut-être pu donner quelques éclaircissements là-dessus. Je veux parler de l'ovariotomie. Mais il est rare qu'on enlève les deux ovaires, et, si on l'a fait, c'était presque toujours après la puberté. Or, je l'ai dit, la nature revient difficilement sur Ses pas. Souvent même, l'ovariotomie se pratique après la ménopause ; alors on n'enlève plus qu'un organe mort,.

Et puis, n'a-t-on pas vu aussi l'ovariotomie pratiquée plus tôt amener quelquefois presque immédiatement les transformations de la ménopause, y compris l'affaissement des seins? Tout le monde sait quelle relation existe entre les organes génitaux et la voix. Il suffit, pour en être convaincu, d'avoir entendu chanter une fois à la chapelle Sixtine les eunuques du Vatican.

Ce phénomène se rencontre même chez les animaux. Nous retrouvons dans les discussions de la Société zoologique de Londres le fait suivant: Pourquoi refuserait-on d'admettre une relation analogue entre les organes génitaux et les mamelles? Ne sont-ca pas ces nouveau-nés qui, ayant une sécrétion lactée, l'ayant plus abondante ou'plus longtemps continue, formeraient les futurs gynécomastes? Nathalis Guillol, Gubler, Depaul, ont démontré qu'elle disparaissait vers le vingtième jour, et nous verrons, dans un des chapitres suivants, à quelles causes on doit l'attribuer,.

J'ai dit, dans le précédent chapitre, qu'on pouvait voir la gynécomastie se développer accidentellement, à la suite d'une atrophie des testicules ou de leur mutilation, comme dans l'orchite ourlienne, par exemple, Léreboullet présenta en effet, en , à la Société médicale des hôpitaux, un jeune soldat qui se trouvait dans Ces Conditions1. Cet homme, âgé de vingt-deux ans, d'une constitution très robuste, était très bien conformé et présentait tous les caractères physiques et physiologiques de la virilité, lorsqu'il fut atteint d'oreillons.

La maladie Sembla bénigne, et, au début de son évolution, on ne Constata aucune réaction fébrile, aucune complication. Au bout de quatre jours, sans que le gonflement parotidien ait disparu, survint une orchite double. En deux jours, chacun des deux testicules atteignit le triple de son volume primitif.

La maladie évolua assez rapidement. Au moment oh il fut admis à l'hôpital du Val-de-Grâce, le malade présentait. En vingt jours, les testicules s'atrophièrent au point de ne plus offrir que le volume d'un petit haricot.

Mais, en même temps que survenait cette atrophie testiculaire et que la puissance virile et les appétits vénériens disparaissaient, les mamelles, jusqu'alors identiques à celles d'un jeune homme adulte et bien conformé le fait a été constaté, alors que le malade avait été précédemment admis à l'hôpital pour Une simple bronchite , se développaient lentement et progressivement.

Aujourd'hui, sans qu'il existe cependant aucun autre symptôme pouvant donner au malade des apparences extérieures qui caractérisent le féminisme, on peut constater très nettement le développement notable des seins, qui donnent à la palpation la sensation d'une glande à lobules hypertrophiés et non celle d'un pannicule adipeux plus abondant que de coutume, un lacis veineux sous-cutané très apparent et qui augmente de jour en jour, un mamelon qui s'érige sous l'influence d'une excitation un peu prolongée ; enfin l'absence de barbe, alors que les poils du pubis restent très abondants et que le pénis a un développement normal,.

Cessymptômes, dont on put constater très nettement l'évolution graduellement et lentement progressive, s'accompagnèrent d'une perte absolue du sens génésique. Charvol communiquait à la Société de chirurgie l'observation d'un jeune soldat qui, à la suite d'une orchite ourlienne double, vit ses testicules s'atrophier, devenir du volume d'un haricot.

En même temps, les désirs vénériens ne se faisaient plus sentir et il restait impuissant. Bientôt après, les seins se mirent à grossir, prenant le volume d'une orangé, avec développement d'une aréole bleuâtre 1.

L'orchite blennorrhagique peut produire des effets analogues. J'en trouve un exemple dans une observation d'Olphan, qui ne semble pas s'en être rendu compte1. Ce malade était entré à l'hôpital pour une blennorrhagie compliquée d'une orchite droite.

Un jour, au cours de la visite, le chef de service remarque une tumeur au sein gauche, interroge le malade, qui répond qu'il a cette tumeur depuis onze mois ; elle a grossi peu à peu et sans le faire souffrir. A l'époque oh il s'en est aperçu, il avait déjà eu des rapports sexuels, et ses organes génitaux n'offraient rien de particulier. Cette tumeur siège immédiatement sous le mamelon, qui n'est pas proéminent et ne présente pas d'aréole colorée ; elle est ovoïde, de la grosseur d'un gros oeuf de poule ; par le palper, on sent le tissu glandulaire.

La peau n'est pas adhérente, et les ganglions du voisinage n'offrent rien de particulier. Elle est absolument indolente aux pressions même assez fortes.

Jamais le moindre écoulement n'est sorti du mamelon. L'orchite traumatique peut amener des effets semblables. Je n'en veux pour preuve que la curieuse observation rapportée par Lacassagne B.. Durant un mois, l'hypertrophie du testicule, très gros, très dur, très douloureux, fut combattue par un traitement antiphlogistique.

Au bout de deux mois, B Le malade déclare, en effet, avoir de fréquentes érections ; il réclame pour lui seul la paternité d'un enfant vivant et bien constitué, qu'il a eu au mois d'octobre dernier. Condamné pour voies de fait envers un supérieur et admis à l'hôpital dans le service des détenus que dirige M. Lacassagne, il présente en ce moment les symptômes-suivants: Le malade avoue que, depuis qu'il est prisonnier, il se masturbe de temps en temps.

Les poils sont bruns, abondants au pubis. Mais les seins, qui le malade est très affirmatif à ce sujet se sont développés à l'âge de quinze ans et au moment même où survenait l'atrophie testiculaire, présentaient en ce moment le volume d'une grosse orange.

Ils sont durs et fermes, en tout semblables à ceux d'une femme bien développée. L'aréole est brunâtre, du diamètre d'une pièce de deux francs. Le mamelon, peu volumineux, s'érige facilement, sans produire aucune sensation spéciale.

Autour des deux aréoles on voit une couronne de poils ; à la palpation, on sent très nettement les lobules de la glande. La circonférence thoracique est de 91 centimètres au niveau de la ligne sous-pectorale, dé 90 centimètres au niveau de la ligne bi-mammaire, et de 95 au niveau de la ligne axillaire.

Gaillet, de Reims, rapporte qu'en il enleva un testicule à un jeune homme de vingt-huit ans pour un cancer de l'épididyme. Alors, dit l'auteur, la région mammaire se mit à saillir comme celle d'une jeune fille sur le point d'être réglée ; au centre se trouvait un mamelon bien conformé, avec une aérole brune présentant quelques poils.

Le même phénomène s'est remarqué sur un individu de vingt ans, grand, bien conformé, à qui Gaillet avait également enlevé une tumeur de l'épididyme. Une mutilation accidentelle des organes génitaux a été aussi quelquefois la cause de l'hypertrophie des mamelles masculines.

Martin, médecin militaire, cite le fait suivant Un homme marié, père de famille, est atteint, dans un combat, d'un éclat d'obus qui lui enlève la verge et les testicules. Cet homme guérit, mais bientôt sa barbe tombe, sa voix change de timbre et ses mamelles s'hypertrophient. Cet homme était vigoureux ; il avait une. Il contracte une orchite syphilitique Rouble ; ses testicules s'atrophient et deviennent petits comme des haricots.

Alors les formes s'adoucissent, la voix se féminise, la barbe tombe, les cheveux deviennent longs et fins, la peau devient blanche, la force musculaire diminue ; il n'y a plus d'érections ni d'émission spermatique ; la verge devient comme celle d'un enfant de sept A huit ans ; la poitrine s'arrondit et les seins grossissent.

D'autres fois, la marche des accidents est inverse. Un homme, à la suite d'un traumatisme sur la région mammaire, voit ses seins se développer et ses testicules s'atrophier. En , Thomson rapporte à la Wesminster médical Society l'histoire d'un homme de quarante ans qui, dans un combat, lit une chute sur la poitrine.

Quelques semaines après, ses mamelles deviennent grosses comme celles d'une femme, avec une aréole et un lacis de veines bleues. En même temps le testicule droit s'atrophiait presque complètement, et le gauche diminuait de moitié de son volume. Depuis, cet homme n'a plus éprouvé de désir sexuel, quoiqu'il eût, auparavant, beaucoup de goût pour les femmes, much addicted to woman, dit l'auteur anglais, et qu'il ait eu trois enfants. Bergess, le même jour, prenant part à la discussion, rapporta aussi l'exemple d'un homme dont les testicules s'atrophièrent à la suite de l'absorption d'une grande quantité d'iode, et dont les mamelles prirent ensuite un accroissement considérable.

Il est impossible de ne voir dans ces faits qu'une simple coïncidence et de nier l'antagonisme qui existe entre les deux organes, mamelle et testicule. La mammite de la puberté est une chose essentiellement différente de la gynécomastie ; cependant, comme les deux affections apparaissent souvent au même âge, il m'a paru indispensable de lui consacrer quelques pages dans le cours de cette étude. De plus, elles ne sont pas sans avoir quelque analogie.

On pourrait presque dire que la màmmite de la puberté est une gynécomastie aiguë, et la gynécomastie une mammite chronique. Chez reniant, on trouve clans la mamelle l'élément glandulaire au complet, avec les acini et les conduits excréteurs. Puis, les acini disparaissent, elles canaux galactophores deviennent de moins en moins visibles et de moins en moins nombreux, à mesure qu'on examine des mamelles de sujets.

En un mot, la glande s'atrophie avec l'âge. Néanmoins, au moment de la puberté, alors que l'enfant se modifie pour devenir un homme, il semble que la mamelle se ranime, subissant le retentissement de cette transformation générale.

Aussi, c'est à cette époque que se montre la mammite de la puberté, c'est-à-dire entre seize et dix-huit ans, le plus ordinairement vers quatorze ou quinze ans. Est-ce là une affection rare? Plusieurs auteurs le pensent. Je ne le crois pas. Sans doute les observations ne sont pas très nombreuses dans la littérature médicale, mais cela tient très probablement, pour ne pas dire certainement, à ce que, l'affection étant peu grave et peu douloureuse, la plupart des malades négligent de consulter le médecin.

Chez beaucoup même la maladie ne consiste qu'en quelques picotements douloureux des seins, mais sans attirer autrement l'attention. Généralement le malade ressent des picotements douloureux, des élancements dans les seins, qui deviennent un peu sensibles à la pression. Assez souvent, comme je viens de le dire, tout se borne à cela, et la maladie passe inaperçue. D'autres fois les symptômes douloureux acquièrent plus d'intensité.

Le sein devient très sensible à la pression et les frottements de la chemise sont très pénibles. La glande est rouge, gonflée, grosse comme une mandarine ou une petite orange; le mamelon est saillant et l'aréole d'un rouge foncé.

A la palpation on sent une sorte de gâteau glandulaire induré. Généralement unilatérale, quelquefois bilatérale, Cette mammite ne s'accompagne d'aucun symptôme général. Ordinairement la maladie se termine par résolution, au bout de deux ou trois septénaires.

Néanmoins, dans quelques cas exceptionnels, on a vu le sein suppurer. Velpeau en cite un exemple, et Moizard en rapporte un autre dans sa thèse. D'autres fois enfin, les symptômes inflammatoires et les douleurs disparaissent assez rapidement, mais le sein reste dur et gros très longtemps, et cette induration peut 'même persister indéfiniment.

On a bien pu dans quelques cas invoquer des traumatismes, des coups, des chutes, des frottements, etc Quelques auteurs, le professeur Lacassagne de Lyon, en particulier, ont cru remarquer que la mammite de la puberté était souvent causée par la masturbation. Les enfants qui se masturbent, me disait M. Lacassagne, ont le sein douloureux ; c'est même un signe précieux pour reconnaître l'existence des mauvaises habitudes chez les enfants.

Il suffit de leur presser un peu la poitrine avec la paume de la main; s'il existe un point mammaire douloureux, c'est qu'ils se masturbent. J'ai fait des recherches dans ce sens, et je dois dire que, chez nombre d'enfants masturbateurs, je n'ai point trouvé ce point mammaire douloureux.

J'ai également interrogé à ce point de vue des adolescents atteints de mammite, et cette étiologie ne m'a pas paru absolument nette, même dans les cas où ils avouaient se masturber. Son père était un homme violent et très nerveux ; il est mort tuberculeux. Sa mère est encore vivante et bien portante. Il y a trois semaines, L Le frottement de sa chemise lui semblait pénible. Le sein s'est mis alors à gonfler. Actuellement, il est douloureux à la moindre pression et gros â peu près comme une noix.

En comparant avec le côté gauche, qui est indemne, on constate une saillie notable. En palpant le sein, on sent un petit gâteau induré, grand environ comme une pièce de cinquante centimes.

Le mamelon, qui semble érigé, a une teinte rouge foncé. Il avoue, avec beaucoup de réticences et en rougissant, qu'il se masturbe en moyenne deux fois par semaine, mais je ne serais pas étonné qu'il en usât avec plus de largesse.

Ses organes génitaux sont normaux et son pubis est garni de poils. Sa figure est imberbe et ses membres sont glabres. Or, la plupart des enfants en font autant, et cependant ils échappent à la mammite.

Bien plus, Stumeke, un auteur allemand', soutient que les jeunes gens qui se livrent à l'onanisme, ou qui usent des plaisirs sexuels, sont épargnés par la maladie. Il va même jusqu'à se demander s'il ne serait pas possible, dans les cas où l'inflammation prend un caractère d'intensité considérable, d'user avec mesure de la satisfaction de l'instinct sexuel pour amener la résolution. Mon collègue, le Dr Mayer S. Diamant-Berger, ancien interne à l'hôpital Rothschild, me communique un fait inédit, qui semblerait venir corroborer cette théorie du médecin allemand.

Dans le courant de janvier , il ressentit des picotements douloureux dans le sein droit, qui augmentait de volume et accusait bientôt la grosseur d'une mandarine, et Cela sans réaction fébrile ni modification aucune de l'état général. Cette mammite resta stationnaire pendant cinq mois, malgré les traitements divers mis en oeuvre compression ouatée, élastique, onguent mercuriel belladoné, etc.

N'ayant jamais eu de rapports sexuels antérieurement, il pratiqua alors le coït, en moyenne une fois par semaine. Au bout d'un mois la mammite disparaissait progressivement, et, peu de temps après, le sein était revenu à son état normal.

Un mois après, la mammite reparaît. Il va sans dire que le. Veber zwei formen von mastilis der Kinder. Cette seconde poussée présenta absolument les mêmes caractères que la première: En moins d'un mois, sa mammite avait complètement disparu. La corrélation entre la satisfaction des fonctions génésiques et le développement de la mammite semble bien évidente chez cet individu.

J'ai tenu à citer ce fait et surtout à le rapprocher du précédent où la masturbation aurait produit un résultat inverse. Ils prouvent qu'il faut invoquer ces deux raisons à la fois, la continence et la masturbation, ou mieux qu'il ne faut les invoquer ni l'une ni l'autre.

La puberté seule doit être mise en cause, avec les modifications organiques puissantes qu'elle entraine et qui retentissent aussi bien sur la mamelle que sur le système génital. Comme je l'ai dit, la mamelle est, à cette époque, un organe qui va disparaître et qui jette une dernière lueur de vie. Il se produit une hyperhémie que la moindre cause pourra venir augmenter et, par conséquent, qui pourra amener la mammite: II existe quelques affections du sein qui présentent avec la gynécomestie des ressemblances plus ou moins frappantes, et qui ont amené des confusions de la part des auteurs.

L'hypertrophie douloureuse des mamelles est une affection de ce genre, et José Maria Sojo Carmona lui a consacré quelques lignes dans sa thèse 1. Un individu, n'importe à quel âge, voit un de ses seins ou même tous les deux, gonfler rapidement.

C'est du tissu glandulaire noueux, et non de la graisse. Cet homme disait que son sein n'avait commencé à se développer qu'à vingt et un ans, et qu'il avait mis six mois à acquérir son développement actuel. Pendant tout ce temps, cet organe était tellement douloureux, que le malade en avait sollicité plusieurs fois l'extirpation. Aucun liquide né suinte par le mamelon.

Depuis cette époque, il n'éprouve aucune douleur. Nélaton a publié un cas analogue 1. Il s'agissait d'un individu de vingt-trois ans qui avait le sein gauche hypertrophié et très douloureux.

La mamelle avait même fini par prendre une consistance lobulée et le mamelon laissait échapper un liquide séreux et blanchâtre. Cette hypertrophie était survenue subitement, sans causes appréciables. Les organes génitaux étaient bien développés et le malade ne présentait aucun des caractères du féminisme. Nous relevons dans ses antécédents héréditaires l'alcoolisme chez le père.

Un de ses frères a eu des convulsions pendant son enfance et est resté infirme. Il y a trois mois, il a commencé à ressentir des élancements douloureux dans les seins, qui se mirent à gonfler.

Lorsque j'examine le malade, qui se trouvait alors à l'infirmerie de la Santé, dans le service de M. Au-dessous du mamelon et au-dessous de la peau ambiante, on sent un gâteau grand comme la paume de. Les mamelons sont un peu saillants et les glandes du pourtour de l'aréole un peu plus développées que de coutume.

Il ne suinte pas de liquide par le mamelon. Les seins sont très douloureux à la pression et le malade souffre beaucoup. Cet homme a de la barbe, un système pileux bien développé, des membres bien musclés, des formes viriles, une voix d'un timbre grave et des organes génitaux normalement développés.

D'ailleurs, il a été marié ; il remplissait bien ses devoirs conjugaux, et il prétend qu'il a tout lieu de se croire le père d'un enfant que sa femme lui a laissé. Son père était un ivrogne ; il est mort d'une fluxion de poitrine.

Sa mère, une femme très nerveuse, est encore vivante, Une de ses soeurs louche et est également très nerveuse. Il a passé presque toute sa vie en prison pour vagabondage, violences, vols. Il raconte que ses seins ont commencé à augmenter de volume vers l'âge de seize ans. Ils furent pendant assez longtemps très douloureux. A dix-neuf ans, les douleurs avaient disparu et le volume exagéré de ces organes faillit le faire réformer. Il fut néanmoins soldat.

Actuellement, ses seins ont à peu près le volume d'une orange, A la palpalion, on sent une masse glandulaire grosse comme une mandarine. L'aréole est colorée en rouge-brun assez foncé et on y voit quelques poils longs et durs. Le mamelon est saillant, rosé.

La poitrine et les membres sont complètement glabres. Le triangle pileux pubien est mal développé. Les organes génitaux sont normalement conformés. Il reconnaît s'être beaucoup masturbé dans sa jeunesse, principalement au moment de la puberté.

Comme on le voit, ce qui caractérise cette affection, c'est son invasion en quelque sorte subaiguë, sa marche lente, sa durée presque indéfinie, son apparition spontanée, sans cause appréciable. Dans aucun des cas observés, il n'a été possible d'invoquer un traumatisme ou toute autre raison étiologique ; tout ce que l'on à pu constater, c'est que, dans quelques cas, cette maladie a été la suite d'une mammite de la puberté passée à l'état chronique.

Quelques auteurs, Olphan 1 en particulier, l'ont confondue avec la gynécomastie. Et cependant, elle en diffère essentiellement. La gynécomastie est, en effet, une affection indolore et persistante, apparaissant généralement à l'époque de la puberté, et s'accompagnant d'un certain degré de féminisme et d'une atrophie plus ou moins prononcée des organes génitaux.

Le gynécomaste est déjà presque un homme incomplet, il est au seuil de l'hermaphrodisme. Rien de tout cela ne se rencontre chez mes malades. Leurs mamelles grossissent accidentellement et à une époque souvent lointaine de la puberté ; cette hypertrophie est douloureuse ; enfin, ces individus ont des formes viriles ; ils sont bien constitués au point de vue génital, anatomiquement et physiquement. Il s'agit donc dans ces cas d'une mammite spéciale, lésion mal connue, peut-être d'une inflammation débutant chroniquement, comme le pense Robelin, peut-être d'un processus pathologique propre au tissu mammaire, comme le donne à entendre Horteloup.

Dernièrement, Leudet a décrit une affection spéciale de la mamelle chez les phthisiques, affection essentiellement différente de la tuberculose mammaire et présentant tous les symptômes d'une mammite.

Le volume de la glande peut être relativement considérable. Cette mammite peut durer plusieurs mois. Dans aucun cas Leudet n'a constaté d'induration partielle dans la glande ni d'engorgement des ganglions lymphatiques. Dans aucun cas la terminaison ne s'est faite par suppuration. De l'hypertrophie des mamelles chez les hommes atteints de tuberculose pulmonaire. Quelle est la nature de celte mammite, qui apparaît presque toujours au milieu des accidents graves de la tuberculose pulmonaire?

Pour Leudet, il s'agit d'une irritation de voisinage causée par les lésions du poumon et de la plèvre. Blomfield fait remarquer que, dans le cas qu'il a observé, le malade avait subi à différentes reprises des frictions sur la poitrine ; ces manipulations répétées pourraient, selon lui, rappeler à la vie la glande mammaire, et telle pourrait être l'origine du processus inflammatoire. La théorie proposée par Leudet semble plus conforme aux faits et par conséquent plus admissible. Ce sont là, en somme, des affections qu'on pourrait confondre avec la gynécomastie, mais qui en diffèrent essentiellement.

Ce sont, si l'on veut, de fausses gynécomasties. Hypertrophy of the male mammary during phthisis. The Practitioner, mai , p. La mamelle de l'homme, selon Luschka, comprend, à l'état normal, un parenchyme très peu abondant composé d'un stroma fibreux formé de tissu cellulaire, de fibres élastiques et de fibres musculaires.

Le tissu glandulaire né se reconnaît qu'à quelques vésicules glandulaires ; Luschka n'a trouvé que quelques acini, unis par leurs prolongements tubuleux en un conduit plus long, qui se perd dans le mamelon ; les vésicules sont recouvertes par une fine membrane, un épithélium polygonal pourvu de noyaux granuleux. Le professeur Mayer, de Bonn, fit l'autopsie de l'individu qui s'appela d'abord Marie-Dorothée Durgé et ensuite Charles Durgé, ce castrat de la cathédrale de Cadix dont parle Bédor.

Cloquet a pratiqué l'autopsie d'un infirmier de Saint-Louis, âgé de soixante ans, qui avait des mamelles aussi développées que celles d'une femme. On n'y trouva qu'un amas de graisse, sans nul rudiment de glande mammaire.

Lereboullet pense au contraire que souvent il ne s'agit pas d'une accumulation de graisse, mais d'une véritable hypertrophie glandulaire. Il appuie son opinion sur deux faits de Gaillet, de Reims, dont j'ai déjà parlé. Voici ce qu'a donné l'examen cadavérique dans le premier cas: A la coupe, on voit de petites saillies de la grosseur d'une tête d'épingle, présentant une couleur rosée qui paraît due à l'injection sanguine. En pressant, on fait sortir de ces petites saillies ouvertes un liquide blanc jaunâtre, opaque, épais, un peu visqueux ; si on perce celles de ces petites saillies qui ne sont pas ouvertes, on peut faire suinter le même liquide.

Dans le second cas, on retrouve encore ta structure glanduleuse. Sur la peau on voyait deux conduits galaetophores qui se dirigeaient de l'épaisseur de la glande vers le mamelon. Comme on le voit, il est impossible de tirer une conclusion d'un aussi petit nombre de faits contradictoires. Néanmoins, les observations microscopiques ont une très grande valeur, et on ne saurait nier, après ces faits, que certains gynécomastes n'aient pas une véritable glande mammaire ; Les cas de sécrétion lactée chez l'homme, dont je rapporterai quelques exemples authentiques un peu plus loin, sont également en faveur de cette théorie.

Mais, d'autre part, on est forcé d'admettre que la mamelle du gynécomaste n'est assez souvent composée que de tissu adipeux. Nous avons quelques examens microscopiques en faveur de cette idée ; en outre, souvent on nfa pas cette sensation lobulée dont parle Lacassagne et à laquelle Olphan attache une valeur ' de premier ordre.

En résumé, on peut dire que la mamelle du gynécomaste est composée, tantôt d'un tissu glandulaire analogue à celui de la mamelle de la femme, tantôt de tissu adipeux. Nous préférerions voir là simplement l'une des exprès-sions de l'unité du type d'après lequel les deux sexes ont reçu leur organisation. Mais, chez le gynécomaste, n'auraient-elles pas un autre rôle? Ne seraient-elles pas propres à sécréter du lait comme celles de la femme?

Eu voici un, que j'ai trouvé consigné dans le Journal de Verdun de , et qui m'a paru curieux. Ce sein commença à se développer à l'âge de puberté par les seuls efforts de la nature et parvint peu à peu à égaler en volume celui d'une nourriee. Les chaleurs rendaient plus fréquent l'écoulement, qui augmentait au point de jaillir par le mamelon et de ruisseler de lui-même entre les sillons des seins.

Des sueurs abondantes et fétides, soit aux aisselles, soit aux pieds, soit aux parties naturelles, même un flux séreux provenant de l'anus ou de l'urèthre, évacuations qu'il éprouvait surtout dans les temps froids, y suppléaient, au rapport de ce vigneron. Ces phénomènes ont suivi les lois et l'ordre de l'économie animale depuis leur apparition jusqu'à leur cessation, arrivée à l'âge de cinquante-cinq ans.

Ânsiaux dit que l'individu qu'il a observé, bien qu'il n'eût qu'une mamelle, avait un écoulement, depuis l'âge de douze ou treize ans, par le mamelon, écoulement qui tachait le linge en jaune et empesait la chemise.

Il s'accrut beaucoup vers l'âge de quinze ans et revenait toutes les semaines, s'accompagnant d'un prurit très vif. De Humboldt raconte qu'il vit, dans ses voyages, un certain Francesco Lozano, d'Arénas, âgé de trente-deux ans, qui put donner deux ou trois fois par jour à téter, pendant cinq mois, à un enfant ; la mère était tombée malade, et le père, pour distraire cet enfant, lui aurait présenté les seins qui se mirent à grossir, et il s'en écoula bientôt un lait épais et sucré.

Garpentier de Méricourt, dans son Traité des maladies des mamelles, cite un cas à peu près semblable. Un matelot, ayant perdu en pleine mer sa femme dont l'enfant tétait, lui présenta le sein pour calmer ses cris ; il fut surpris de voir qu'à force de succion l'enfant put se nourrir pendant toute la traversée.

Bédor, moins incrédule, dit: Je m'incline aussi à croire qu'on l'obtiendrait d'autant plus tôt que lçurs caractères sexuels seraient plus défectueux. Virey croit également que certains hommes ont pu rendre par les mamelons une sérosité laiteuse. Il est impossible de nier ce fait, que des gynécomastes ont rendu par le mamelon un liquide ayant la consistance et la couleur du lait ; mais, comme aucune analyse chimique ni aucun examen microscopique n'ont été faits, on ne pourrait affirmer que ce fût véritablement du lait, bien que logiquement la chose soit possible, puisque l'on a constaté, dans quelques cas, une glande très analogue à celle de la femme.

Le mamelon du gynécomaste entre en érection comme Celui de la femme, et cette érection peut amener des sensations voluptueuses, Ce fait d'ailleurs n'a rien d'extraordinaire, puisqu'il se produit normalement chez beaucoup d'hommes.

Chez la femme arrivée à l'époque de la ménopause, le sein, devenu inutile, comme l'utérus et les ovaires, subit avec eux une régression. La glande mammaire s'atrophie, subit une sorte de dégénérescence graisseuse; le sein s'affaisse et devient flasque.

Peu d'observateurs ont suivi leurs malades assez longtemps pour pouvoir répondre à cette question. Chez le nommé Martineau, dont j'ai rapporté l'histoire plus haut, les mamelles ont subi une espèce de régression vers cinquante-cinq ans. On cite encore un ou deux faits de ce genre. Malgré ce petit nombre de cas, je suis porté, à croire que, chez l'homme, le sein obéit plus ou moins aux mêmes lois que chez la femme, et qu'il s'atrophie quand disparaissent les spermatozoïdes dans le testicule.

Cette idée est du moins logique et rationnelle. D'après Sappey, le mamelon, chez l'homme, répond en général à l'espace compris entre la 4e et 5e côte. Chez le gynécomaste, la glande occupe à peu près la même situation, mais le volume en est considérablement augmenté. Or, Jagot donne une observation recueillie dans le service du professeur Forge, à l'Hôtel-Dieu d'Angers, où on a pris des mesures sur un sein hypertrophié.

J'ai cependant trouvé un cas de grandes mamelles pendantes rapporté par Petrequin 1: Sans vouloir faire ici une étude esthétique des mamelles chez le gynécomaste, je dois cependant décrire leur forme - et leur aspect. Généralement la mamelle est à peu près régulièrement ovoïde: Le mamelon est ordinairement saillant comme chez la jeune fille vierge et pubère ; il est entouré d'une aréole plus ou moins brune, suivant les sujets.

On trouve assez souvent des tubercules de Montgomery sur cette aréole. Quant à ce lacis de veines bleues, ce réseau sous-cutané qui, vu par transparence, donne à la peau une seinte marbrée et légèrement bleuâtre, plusieurs observateurs l'ont rencontré.

Mais il peut souvent manquer. Pour donner une idée plus exacte de l'état des Seins chez le gynécomaste, je crois qu'il vaut mieux citer quelques faits. Voici d'abord l'histoire d'un sujet dont j'ai déjà parlé dans un des précédents chapitres, à propos de son hérédité. Il se rappelle seulement que, l'an passé, étant à la Santé, il a eu, pendant un mois, des maux de tête très violents.

C'est un garçon assez instruit, d'une intelligence ordinaire, d'un esprit même assez éveillé, mais attaché surtout aux choses futiles, incapable d'un grand effort ou d'une attention soutenue. Il répond clairement à toutes les questions et sa mémoire est excellente ; il se rappelle parfaitement, toute son enfance, ses jeux avec ses petits camarades, leurs premières plaisanteries.

Il n'est que médiocrement préoccupé par son état ; seulement les plaisanteries de ses camarades l'agacent, et il est contrarié par cette idée qu'il ne pourra jamais se marier ni avoir d'enfants. Un mauvais sujet, qui avait volé 1, francs chez ses parents, lui proposa de les manger avec lui, çe que J Une seconde fois, il s'est fait condamner pour avoir insulté les agents et comme bonneteur.

Sa physionomie est vive, son visage plutôt joli ; l'arc sourciller, en particulier, est des plus harmonieux ; le nez est aquilin et très correct, les yeux noirs, les cheveux noirs et assez abondants, les arcades sourcilières sont un peu saillantes, le front est étroit, l'oreille bien faite, avec un hélix complet et un peu d'exagération de l'angle auriculo-temporal, le visage complètement imberbe.

La voix est douce, un peu tremblée, agréable, sonore, et d'une tonalité assez élevée sans être criarde, mais plutôt celle d'un homme que d'une femme.

Ses seins ont commencé â gonfler vers l'âge de douze ou treize ans, et leur développement ne lui occasionna que de très légères douleurs.

Il se rappelle qu'à cette époque il était plutôt attiré vers les petites filles, leurs jeux et leurs travaux. Les seins augmentèrent petit à petit et, à quinze ans, ils avaient acquis le volume qu'ils ont maintenant. Actuellement, ils ont à peu près le volume d'une tête de foetus.

Un peu flasques, ils tombent comme ceux d'une femme qui a allaité. La longueur du sein, mesuré aussi exactement que possible de la base de l'organe au sommet du mamelon, est de 13 cent. La peau qui recouvre les seins est fine, blanche, satinée, très douce au toucher, et sans le moindre poil.

On voit sous la peau, par transparence, an très beau lacis de veines bleues, comme chez la femme. Le mamelon, peu saillant, légèrement rosé, s'érige sous l'influencé d'un chatouillement ou d'une titillation. Il est alors long d'environ 1 centimètre. Il existe autour une aréole également très peu colorée et présentant quelques petits tubercules saillants, rappelant les tubercules de Montgomery chez la femme. Aucun liquide n'aurait jamais suinté parle mamelon. Je suis né ni fille ni garçon, aux Éd.

Dany évoque les dégâts psychologiques que ce "désordre de naissance" peut engendrer dans la vie des personnes intersexuels. Un témoignage précieux car rare. Dany, "il" ou "elle"? Dany Salomé répond qu'il n'a "pas de préférence": Cela vous paraît-il pertinent?

Pour moi, il n'y a pas de 1er sexe , ni de 2e, ni de 3e, etc. Il y a tout d'abord l'être vivant, avec tous ses constitutifs. Pourquoi faut-il toujours tout classer et diviser en deux? Il n'y a même pas de sexe du tout ou alors des "outils de vie" au même titre que les yeux ou les pieds. Après tout, des testicules ou des ovaires sont deux polarités de la même chose [ le sexe, ndlr]. Dans certaines sociétés, effectivement les hermaphrodites sont intégrés socialement, mais il y a une dimension spirituelle de complétude dans leur approche.

Le problème des intersexués est le même que celui de beaucoup de minorités: Un équilibre bien précaire, je vous le confie. L'âge certainement y est pour quelque chose, une certaine forme de sagesse.

J'ai fini de guerroyer pour chercher ma place au sein des humains. Je me sens toujours extra-terrestre mais un extra-terrrestre qui s'assume!

Il y a toujours en moi cette dychotomie du genre, je ne me sens pas à l'intérieur de mon corps, il m'est absolument impossible de l'habiter. Néanmoins, je ne suis plus dans la recherche existentielle de mon identité, je me sens bien d'avantage dans mon ETRE, je pourrais peut-être parler du SOI, cet espace sacré où les genres, le sexe, la différence matérielle, sociale n'a plus de prise.

Quel est LE cliché sur les personnes intersexuelles que vous aimeriez voir disparaître? Il n'y a pas si longtemps encore, nos différences étaient exposées dans les foires!





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  • La corrélation entre la satisfaction des fonctions génésiques et le développement de la mammite semble bien évidente chez cet individu.
  • 106
  • Selon Olphan, cette idée de balancement ou de force compensatrice entre les deux organes doit être rejetée ; elle ne satisfait pas l'esprit. Sans parler du développement des testicules et des ovaires, dans les premiers temps de leur existence, tous les foetus humains ont leurs organes génitaux externes conformés de la même manière, et le type uniforme de cette conformation est celui de l'organe féminin.
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D'autres fois enfin, les symptômes inflammatoires et les douleurs disparaissent assez rapidement, mais le sein reste dur et gros très longtemps, et cette induration peut 'même persister indéfiniment. On a bien pu dans quelques cas invoquer des traumatismes, des coups, des chutes, des frottements, etc Quelques auteurs, le professeur Lacassagne de Lyon, en particulier, ont cru remarquer que la mammite de la puberté était souvent causée par la masturbation. Les enfants qui se masturbent, me disait M.

Lacassagne, ont le sein douloureux ; c'est même un signe précieux pour reconnaître l'existence des mauvaises habitudes chez les enfants. Il suffit de leur presser un peu la poitrine avec la paume de la main; s'il existe un point mammaire douloureux, c'est qu'ils se masturbent. J'ai fait des recherches dans ce sens, et je dois dire que, chez nombre d'enfants masturbateurs, je n'ai point trouvé ce point mammaire douloureux.

J'ai également interrogé à ce point de vue des adolescents atteints de mammite, et cette étiologie ne m'a pas paru absolument nette, même dans les cas où ils avouaient se masturber.

Son père était un homme violent et très nerveux ; il est mort tuberculeux. Sa mère est encore vivante et bien portante. Il y a trois semaines, L Le frottement de sa chemise lui semblait pénible. Le sein s'est mis alors à gonfler. Actuellement, il est douloureux à la moindre pression et gros â peu près comme une noix. En comparant avec le côté gauche, qui est indemne, on constate une saillie notable. En palpant le sein, on sent un petit gâteau induré, grand environ comme une pièce de cinquante centimes.

Le mamelon, qui semble érigé, a une teinte rouge foncé. Il avoue, avec beaucoup de réticences et en rougissant, qu'il se masturbe en moyenne deux fois par semaine, mais je ne serais pas étonné qu'il en usât avec plus de largesse.

Ses organes génitaux sont normaux et son pubis est garni de poils. Sa figure est imberbe et ses membres sont glabres. Or, la plupart des enfants en font autant, et cependant ils échappent à la mammite. Bien plus, Stumeke, un auteur allemand', soutient que les jeunes gens qui se livrent à l'onanisme, ou qui usent des plaisirs sexuels, sont épargnés par la maladie.

Il va même jusqu'à se demander s'il ne serait pas possible, dans les cas où l'inflammation prend un caractère d'intensité considérable, d'user avec mesure de la satisfaction de l'instinct sexuel pour amener la résolution. Mon collègue, le Dr Mayer S.

Diamant-Berger, ancien interne à l'hôpital Rothschild, me communique un fait inédit, qui semblerait venir corroborer cette théorie du médecin allemand. Dans le courant de janvier , il ressentit des picotements douloureux dans le sein droit, qui augmentait de volume et accusait bientôt la grosseur d'une mandarine, et Cela sans réaction fébrile ni modification aucune de l'état général.

Cette mammite resta stationnaire pendant cinq mois, malgré les traitements divers mis en oeuvre compression ouatée, élastique, onguent mercuriel belladoné, etc. N'ayant jamais eu de rapports sexuels antérieurement, il pratiqua alors le coït, en moyenne une fois par semaine.

Au bout d'un mois la mammite disparaissait progressivement, et, peu de temps après, le sein était revenu à son état normal. Un mois après, la mammite reparaît. Il va sans dire que le. Veber zwei formen von mastilis der Kinder. Cette seconde poussée présenta absolument les mêmes caractères que la première: En moins d'un mois, sa mammite avait complètement disparu. La corrélation entre la satisfaction des fonctions génésiques et le développement de la mammite semble bien évidente chez cet individu.

J'ai tenu à citer ce fait et surtout à le rapprocher du précédent où la masturbation aurait produit un résultat inverse.

Ils prouvent qu'il faut invoquer ces deux raisons à la fois, la continence et la masturbation, ou mieux qu'il ne faut les invoquer ni l'une ni l'autre. La puberté seule doit être mise en cause, avec les modifications organiques puissantes qu'elle entraine et qui retentissent aussi bien sur la mamelle que sur le système génital. Comme je l'ai dit, la mamelle est, à cette époque, un organe qui va disparaître et qui jette une dernière lueur de vie.

Il se produit une hyperhémie que la moindre cause pourra venir augmenter et, par conséquent, qui pourra amener la mammite: II existe quelques affections du sein qui présentent avec la gynécomestie des ressemblances plus ou moins frappantes, et qui ont amené des confusions de la part des auteurs.

L'hypertrophie douloureuse des mamelles est une affection de ce genre, et José Maria Sojo Carmona lui a consacré quelques lignes dans sa thèse 1. Un individu, n'importe à quel âge, voit un de ses seins ou même tous les deux, gonfler rapidement.

C'est du tissu glandulaire noueux, et non de la graisse. Cet homme disait que son sein n'avait commencé à se développer qu'à vingt et un ans, et qu'il avait mis six mois à acquérir son développement actuel.

Pendant tout ce temps, cet organe était tellement douloureux, que le malade en avait sollicité plusieurs fois l'extirpation. Aucun liquide né suinte par le mamelon. Depuis cette époque, il n'éprouve aucune douleur. Nélaton a publié un cas analogue 1. Il s'agissait d'un individu de vingt-trois ans qui avait le sein gauche hypertrophié et très douloureux. La mamelle avait même fini par prendre une consistance lobulée et le mamelon laissait échapper un liquide séreux et blanchâtre.

Cette hypertrophie était survenue subitement, sans causes appréciables. Les organes génitaux étaient bien développés et le malade ne présentait aucun des caractères du féminisme. Nous relevons dans ses antécédents héréditaires l'alcoolisme chez le père. Un de ses frères a eu des convulsions pendant son enfance et est resté infirme.

Il y a trois mois, il a commencé à ressentir des élancements douloureux dans les seins, qui se mirent à gonfler. Lorsque j'examine le malade, qui se trouvait alors à l'infirmerie de la Santé, dans le service de M.

Au-dessous du mamelon et au-dessous de la peau ambiante, on sent un gâteau grand comme la paume de. Les mamelons sont un peu saillants et les glandes du pourtour de l'aréole un peu plus développées que de coutume. Il ne suinte pas de liquide par le mamelon. Les seins sont très douloureux à la pression et le malade souffre beaucoup. Cet homme a de la barbe, un système pileux bien développé, des membres bien musclés, des formes viriles, une voix d'un timbre grave et des organes génitaux normalement développés.

D'ailleurs, il a été marié ; il remplissait bien ses devoirs conjugaux, et il prétend qu'il a tout lieu de se croire le père d'un enfant que sa femme lui a laissé. Son père était un ivrogne ; il est mort d'une fluxion de poitrine.

Sa mère, une femme très nerveuse, est encore vivante, Une de ses soeurs louche et est également très nerveuse. Il a passé presque toute sa vie en prison pour vagabondage, violences, vols. Il raconte que ses seins ont commencé à augmenter de volume vers l'âge de seize ans.

Ils furent pendant assez longtemps très douloureux. A dix-neuf ans, les douleurs avaient disparu et le volume exagéré de ces organes faillit le faire réformer. Il fut néanmoins soldat. Actuellement, ses seins ont à peu près le volume d'une orange, A la palpalion, on sent une masse glandulaire grosse comme une mandarine. L'aréole est colorée en rouge-brun assez foncé et on y voit quelques poils longs et durs. Le mamelon est saillant, rosé.

La poitrine et les membres sont complètement glabres. Le triangle pileux pubien est mal développé. Les organes génitaux sont normalement conformés.

Il reconnaît s'être beaucoup masturbé dans sa jeunesse, principalement au moment de la puberté. Comme on le voit, ce qui caractérise cette affection, c'est son invasion en quelque sorte subaiguë, sa marche lente, sa durée presque indéfinie, son apparition spontanée, sans cause appréciable.

Dans aucun des cas observés, il n'a été possible d'invoquer un traumatisme ou toute autre raison étiologique ; tout ce que l'on à pu constater, c'est que, dans quelques cas, cette maladie a été la suite d'une mammite de la puberté passée à l'état chronique. Quelques auteurs, Olphan 1 en particulier, l'ont confondue avec la gynécomastie. Et cependant, elle en diffère essentiellement. La gynécomastie est, en effet, une affection indolore et persistante, apparaissant généralement à l'époque de la puberté, et s'accompagnant d'un certain degré de féminisme et d'une atrophie plus ou moins prononcée des organes génitaux.

Le gynécomaste est déjà presque un homme incomplet, il est au seuil de l'hermaphrodisme. Rien de tout cela ne se rencontre chez mes malades. Leurs mamelles grossissent accidentellement et à une époque souvent lointaine de la puberté ; cette hypertrophie est douloureuse ; enfin, ces individus ont des formes viriles ; ils sont bien constitués au point de vue génital, anatomiquement et physiquement.

Il s'agit donc dans ces cas d'une mammite spéciale, lésion mal connue, peut-être d'une inflammation débutant chroniquement, comme le pense Robelin, peut-être d'un processus pathologique propre au tissu mammaire, comme le donne à entendre Horteloup. Dernièrement, Leudet a décrit une affection spéciale de la mamelle chez les phthisiques, affection essentiellement différente de la tuberculose mammaire et présentant tous les symptômes d'une mammite.

Le volume de la glande peut être relativement considérable. Cette mammite peut durer plusieurs mois. Dans aucun cas Leudet n'a constaté d'induration partielle dans la glande ni d'engorgement des ganglions lymphatiques. Dans aucun cas la terminaison ne s'est faite par suppuration. De l'hypertrophie des mamelles chez les hommes atteints de tuberculose pulmonaire. Quelle est la nature de celte mammite, qui apparaît presque toujours au milieu des accidents graves de la tuberculose pulmonaire?

Pour Leudet, il s'agit d'une irritation de voisinage causée par les lésions du poumon et de la plèvre. Blomfield fait remarquer que, dans le cas qu'il a observé, le malade avait subi à différentes reprises des frictions sur la poitrine ; ces manipulations répétées pourraient, selon lui, rappeler à la vie la glande mammaire, et telle pourrait être l'origine du processus inflammatoire.

La théorie proposée par Leudet semble plus conforme aux faits et par conséquent plus admissible. Ce sont là, en somme, des affections qu'on pourrait confondre avec la gynécomastie, mais qui en diffèrent essentiellement. Ce sont, si l'on veut, de fausses gynécomasties. Hypertrophy of the male mammary during phthisis. The Practitioner, mai , p. La mamelle de l'homme, selon Luschka, comprend, à l'état normal, un parenchyme très peu abondant composé d'un stroma fibreux formé de tissu cellulaire, de fibres élastiques et de fibres musculaires.

Le tissu glandulaire né se reconnaît qu'à quelques vésicules glandulaires ; Luschka n'a trouvé que quelques acini, unis par leurs prolongements tubuleux en un conduit plus long, qui se perd dans le mamelon ; les vésicules sont recouvertes par une fine membrane, un épithélium polygonal pourvu de noyaux granuleux.

Le professeur Mayer, de Bonn, fit l'autopsie de l'individu qui s'appela d'abord Marie-Dorothée Durgé et ensuite Charles Durgé, ce castrat de la cathédrale de Cadix dont parle Bédor.

Cloquet a pratiqué l'autopsie d'un infirmier de Saint-Louis, âgé de soixante ans, qui avait des mamelles aussi développées que celles d'une femme. On n'y trouva qu'un amas de graisse, sans nul rudiment de glande mammaire.

Lereboullet pense au contraire que souvent il ne s'agit pas d'une accumulation de graisse, mais d'une véritable hypertrophie glandulaire. Il appuie son opinion sur deux faits de Gaillet, de Reims, dont j'ai déjà parlé.

Voici ce qu'a donné l'examen cadavérique dans le premier cas: A la coupe, on voit de petites saillies de la grosseur d'une tête d'épingle, présentant une couleur rosée qui paraît due à l'injection sanguine.

En pressant, on fait sortir de ces petites saillies ouvertes un liquide blanc jaunâtre, opaque, épais, un peu visqueux ; si on perce celles de ces petites saillies qui ne sont pas ouvertes, on peut faire suinter le même liquide. Dans le second cas, on retrouve encore ta structure glanduleuse.

Sur la peau on voyait deux conduits galaetophores qui se dirigeaient de l'épaisseur de la glande vers le mamelon. Comme on le voit, il est impossible de tirer une conclusion d'un aussi petit nombre de faits contradictoires. Néanmoins, les observations microscopiques ont une très grande valeur, et on ne saurait nier, après ces faits, que certains gynécomastes n'aient pas une véritable glande mammaire ; Les cas de sécrétion lactée chez l'homme, dont je rapporterai quelques exemples authentiques un peu plus loin, sont également en faveur de cette théorie.

Mais, d'autre part, on est forcé d'admettre que la mamelle du gynécomaste n'est assez souvent composée que de tissu adipeux. Nous avons quelques examens microscopiques en faveur de cette idée ; en outre, souvent on nfa pas cette sensation lobulée dont parle Lacassagne et à laquelle Olphan attache une valeur ' de premier ordre. En résumé, on peut dire que la mamelle du gynécomaste est composée, tantôt d'un tissu glandulaire analogue à celui de la mamelle de la femme, tantôt de tissu adipeux.

Nous préférerions voir là simplement l'une des exprès-sions de l'unité du type d'après lequel les deux sexes ont reçu leur organisation. Mais, chez le gynécomaste, n'auraient-elles pas un autre rôle? Ne seraient-elles pas propres à sécréter du lait comme celles de la femme? Eu voici un, que j'ai trouvé consigné dans le Journal de Verdun de , et qui m'a paru curieux.

Ce sein commença à se développer à l'âge de puberté par les seuls efforts de la nature et parvint peu à peu à égaler en volume celui d'une nourriee. Les chaleurs rendaient plus fréquent l'écoulement, qui augmentait au point de jaillir par le mamelon et de ruisseler de lui-même entre les sillons des seins. Des sueurs abondantes et fétides, soit aux aisselles, soit aux pieds, soit aux parties naturelles, même un flux séreux provenant de l'anus ou de l'urèthre, évacuations qu'il éprouvait surtout dans les temps froids, y suppléaient, au rapport de ce vigneron.

Ces phénomènes ont suivi les lois et l'ordre de l'économie animale depuis leur apparition jusqu'à leur cessation, arrivée à l'âge de cinquante-cinq ans.

Ânsiaux dit que l'individu qu'il a observé, bien qu'il n'eût qu'une mamelle, avait un écoulement, depuis l'âge de douze ou treize ans, par le mamelon, écoulement qui tachait le linge en jaune et empesait la chemise. Il s'accrut beaucoup vers l'âge de quinze ans et revenait toutes les semaines, s'accompagnant d'un prurit très vif.

De Humboldt raconte qu'il vit, dans ses voyages, un certain Francesco Lozano, d'Arénas, âgé de trente-deux ans, qui put donner deux ou trois fois par jour à téter, pendant cinq mois, à un enfant ; la mère était tombée malade, et le père, pour distraire cet enfant, lui aurait présenté les seins qui se mirent à grossir, et il s'en écoula bientôt un lait épais et sucré.

Garpentier de Méricourt, dans son Traité des maladies des mamelles, cite un cas à peu près semblable. Un matelot, ayant perdu en pleine mer sa femme dont l'enfant tétait, lui présenta le sein pour calmer ses cris ; il fut surpris de voir qu'à force de succion l'enfant put se nourrir pendant toute la traversée. Bédor, moins incrédule, dit: Je m'incline aussi à croire qu'on l'obtiendrait d'autant plus tôt que lçurs caractères sexuels seraient plus défectueux.

Virey croit également que certains hommes ont pu rendre par les mamelons une sérosité laiteuse. Il est impossible de nier ce fait, que des gynécomastes ont rendu par le mamelon un liquide ayant la consistance et la couleur du lait ; mais, comme aucune analyse chimique ni aucun examen microscopique n'ont été faits, on ne pourrait affirmer que ce fût véritablement du lait, bien que logiquement la chose soit possible, puisque l'on a constaté, dans quelques cas, une glande très analogue à celle de la femme.

Le mamelon du gynécomaste entre en érection comme Celui de la femme, et cette érection peut amener des sensations voluptueuses, Ce fait d'ailleurs n'a rien d'extraordinaire, puisqu'il se produit normalement chez beaucoup d'hommes.

Chez la femme arrivée à l'époque de la ménopause, le sein, devenu inutile, comme l'utérus et les ovaires, subit avec eux une régression. La glande mammaire s'atrophie, subit une sorte de dégénérescence graisseuse; le sein s'affaisse et devient flasque.

Peu d'observateurs ont suivi leurs malades assez longtemps pour pouvoir répondre à cette question. Chez le nommé Martineau, dont j'ai rapporté l'histoire plus haut, les mamelles ont subi une espèce de régression vers cinquante-cinq ans.

On cite encore un ou deux faits de ce genre. Malgré ce petit nombre de cas, je suis porté, à croire que, chez l'homme, le sein obéit plus ou moins aux mêmes lois que chez la femme, et qu'il s'atrophie quand disparaissent les spermatozoïdes dans le testicule. Cette idée est du moins logique et rationnelle. D'après Sappey, le mamelon, chez l'homme, répond en général à l'espace compris entre la 4e et 5e côte. Chez le gynécomaste, la glande occupe à peu près la même situation, mais le volume en est considérablement augmenté.

Or, Jagot donne une observation recueillie dans le service du professeur Forge, à l'Hôtel-Dieu d'Angers, où on a pris des mesures sur un sein hypertrophié. J'ai cependant trouvé un cas de grandes mamelles pendantes rapporté par Petrequin 1: Sans vouloir faire ici une étude esthétique des mamelles chez le gynécomaste, je dois cependant décrire leur forme - et leur aspect.

Généralement la mamelle est à peu près régulièrement ovoïde: Le mamelon est ordinairement saillant comme chez la jeune fille vierge et pubère ; il est entouré d'une aréole plus ou moins brune, suivant les sujets. On trouve assez souvent des tubercules de Montgomery sur cette aréole.

Quant à ce lacis de veines bleues, ce réseau sous-cutané qui, vu par transparence, donne à la peau une seinte marbrée et légèrement bleuâtre, plusieurs observateurs l'ont rencontré. Mais il peut souvent manquer. Pour donner une idée plus exacte de l'état des Seins chez le gynécomaste, je crois qu'il vaut mieux citer quelques faits. Voici d'abord l'histoire d'un sujet dont j'ai déjà parlé dans un des précédents chapitres, à propos de son hérédité. Il se rappelle seulement que, l'an passé, étant à la Santé, il a eu, pendant un mois, des maux de tête très violents.

C'est un garçon assez instruit, d'une intelligence ordinaire, d'un esprit même assez éveillé, mais attaché surtout aux choses futiles, incapable d'un grand effort ou d'une attention soutenue.

Il répond clairement à toutes les questions et sa mémoire est excellente ; il se rappelle parfaitement, toute son enfance, ses jeux avec ses petits camarades, leurs premières plaisanteries.

Il n'est que médiocrement préoccupé par son état ; seulement les plaisanteries de ses camarades l'agacent, et il est contrarié par cette idée qu'il ne pourra jamais se marier ni avoir d'enfants.

Un mauvais sujet, qui avait volé 1, francs chez ses parents, lui proposa de les manger avec lui, çe que J Une seconde fois, il s'est fait condamner pour avoir insulté les agents et comme bonneteur.

Sa physionomie est vive, son visage plutôt joli ; l'arc sourciller, en particulier, est des plus harmonieux ; le nez est aquilin et très correct, les yeux noirs, les cheveux noirs et assez abondants, les arcades sourcilières sont un peu saillantes, le front est étroit, l'oreille bien faite, avec un hélix complet et un peu d'exagération de l'angle auriculo-temporal, le visage complètement imberbe.

La voix est douce, un peu tremblée, agréable, sonore, et d'une tonalité assez élevée sans être criarde, mais plutôt celle d'un homme que d'une femme. Ses seins ont commencé â gonfler vers l'âge de douze ou treize ans, et leur développement ne lui occasionna que de très légères douleurs. Il se rappelle qu'à cette époque il était plutôt attiré vers les petites filles, leurs jeux et leurs travaux. Les seins augmentèrent petit à petit et, à quinze ans, ils avaient acquis le volume qu'ils ont maintenant.

Actuellement, ils ont à peu près le volume d'une tête de foetus. Un peu flasques, ils tombent comme ceux d'une femme qui a allaité. La longueur du sein, mesuré aussi exactement que possible de la base de l'organe au sommet du mamelon, est de 13 cent. La peau qui recouvre les seins est fine, blanche, satinée, très douce au toucher, et sans le moindre poil. On voit sous la peau, par transparence, an très beau lacis de veines bleues, comme chez la femme.

Le mamelon, peu saillant, légèrement rosé, s'érige sous l'influencé d'un chatouillement ou d'une titillation. Il est alors long d'environ 1 centimètre. Il existe autour une aréole également très peu colorée et présentant quelques petits tubercules saillants, rappelant les tubercules de Montgomery chez la femme.

Aucun liquide n'aurait jamais suinté parle mamelon. La poitrine est glabre, ainsi que les membres, qui sont arrondis et sans saillies musculeuses. La peau est blanche et délicate comme celle d'une femme. Le bassin est élargi, et sa circonférence, en passant par les épines iliaques antérieures et supérieures, est de 87 centimètres. La verge est peu volumineuse et très courte I elle ne mesure que 2 centimètres de longueur et une circonférence de 7 centimètres ; pendant l'érection, elle acquiert 5 ou 6 centimètres de longueur.

Le gland est petit comme une noisette, bien recouvert par un rudiment de prépuce qu'on peut relever. Au-dessous de la verge il existe deux petits replis cutanés, longs environ d'un centimètre et demi et larges d'un demi. Ces replis simulent un embryon de grandes lèvres et de vulve ; mais il n'existe pas de cul-de-sac.

Les testicules sont gros à peine comme des oeufs de moineau. Le gauche est mou, plus petit que le droit, et on peut le faire remonter dans l'abdomen.

Aujourd'hui même, il lui arrive fréquemment de se masturber sans obtenir de résultat. Pendant son dernier séjour à la prison, comme je le questionnais sur ses habitudes d'onanisme et le priais de m'eu-. Néanmoins, il assure qu'en présence d'une femme la grâce ne lui a jamais manqué et que l'éjaculation s'est toujours produite.

Depuis l'âge de dix-huit ans, il se livre assez régulièrement au coït. Dans ces derniers temps, il avait une maitresse avec laquelle il avait deux ou trois rapports tous les lundis. Seulement, cela le fatiguait beaucoup, et il était pris ensuite d'une envie presque invincible de dormir. Il ne lui répugnait point de toucher la poitrine de sa maîtresse, et celle-ci aimait, assure-t-il, à préluder aux autres caresses amoureuses en lui touchant les seins ou bien en les frottant contre les siens ou encore en lui titillant le mamelon avec la langue.

Il a toujours refusé de S'habiller en femme. Des hommes lui ont proposé de l'entretenir avec largesse ; il a toujours refusé ces propositions. Ce jeune homme présente une taille ordinaire, des formes masculines, une corpulence bien normale ; la face n'a pas de poils, ce qui n'a rien d'extraordinaire à cet âge ; le timbre de sa voix n'a pas encore subi la mue de la puberté. La tête est bien développée, autant qu'on peut en juger sans prendre les mensurations craniomètriques. Les épaules sont même larges.

Les deux seins présentent une tumeur de la grosseur d'une orange. Ces émînences se distinguent très nettement de ce que l'on remarque chez les hommes d'un certain âge, et qui ont un développement du pannicule graisseux ; au lieu de se continuer insensiblement avec les parties voi-. Ces tumeurs se sont développées, depuis huit mois, d'une façon insidieuse et indolente.

Si l'on entoure leur base d'un lac et qu'on prenne la mesure, on trouve 12 à 14 centimètres ; elles paraissent hautes de 5 à 6 centimètres.

La peau a sa coloration et sa mobilité normales ; pas de lacis veineux sous-cutané apparent ; le mamelon est saillant et l'aréole rose, sans tubercules ni poils.

Jamais d'écoulement d'aucune sorte. Le malade n'a pas su nous dire si, â certains moments, les mamelles entraient en érection. Ces seins sont absolument semblables à ceux d'une jeune fille de cet âge, et si, cachant le reste de la personne, on les montrait seuls à quelqu'un, il commettrait sûrement une erreur de sexe. Les deux testicules sont descendus ; le droit est même plus volumineux que d'ordinaire ; le gauche, au contraire, est assez fortement réduit dans son volume ; l'épididyme paraît moins atrophié que la glande elle-même.

Le malade a des désirs Vénériens et il entre en érection pendant l'examen de ses organes génitaux; il prétend n'avoir jamais vu de femme, mais avoue des habitudes vicieuses.

Anciaux, dans sa clinique chirurgicale, cite un hointne qui avait la mamelle gauche aussi développée que celle d'une femme, mais sans vice de conformation des organes génitaux. Dans une lecture faîte à la Société obstétricale de Dublin par Foot et rapportée par The quaterly Journal of medical Science, il est question d'un garçon de quatorze ans qui avait une hypertrophie de la mamelle gauche, mais toujours sans arrêt de développement des organes génitaux, ni féminisme.

On trouve aussi dans The medical Times and Gazette, de Londres, l'histoire d'un enfant de treize ans, qui avait la mamelle droite volumineuse. Morgan, dans The Lancet de , rapporte encore le cas d'un marin qui, à seize ans, eut une hypertrophie de la mamelle droite, avec une aréole brune et lobulée comme celle d'une femme. Enfin, tout dernièrement, le docteur Folenfant, médecin militaire, nous racontait avoir vu une mamelle hypertrophiée chez un jeune conscrit, que l'on avait dû réformer pour cette raison.

Sa voix ne présente pas de timbre particulier. Il parait avoir, de toute manière, le développement normal de son sexe et de son âge. Depuis un an et demi, il s'est aperçu d'une grosseur qui se développait d'une façon lente et indolente au sein gauche.

Il présente autour du mamelon une tumeur de la grosseur d'une orange moyenne. On sent, par la pression, les eana-licules glandulaires. Cette petite masse hypertrophiée est assez mobile et parfaitement indolore, même aux pressions assez fortes.

Bien de particulier à l'autre sein. Les deux testicules sont descendus dans les bourses et présentent absolument un volume normal à cet âge.

La verge présente un développement qui n'offre rien de particulier. Nous reportons encore nos regards vers son habitus extérieur; nous constatons et faisons constater par des personnes présentes qu'il n'offre absolument rien de particulier, et que, si on le plaçait dans une école, par exemple, au milieu des jeunes gens de son âge, il ne s'en distinguerait absolument on rien.

Mais ce phénomène est très rare chez l'homme. Nous ne connaissons qu'un fait de gynéco-polymastie, et encore deux mamelles seulement étaient hypertrophiées ; les autres étaient rudiméntaires. Ce fait curieux est rapporté par Handyside d'Edimbourg, dans le Journal of anatomy and physiology. Le premier de çes enfants avait quatre mamelles sur la poitrine, les deux inférieures étant rudimentaires.

Les deux mamelles supérieures étaient normalement situées, à exacte distance de la ligne médiane, et elles étaient plus développées que de coutume, more fully developed than usual ; elles avaient un mamelon avec plusieurs papilles proéminentes.

Elles s'étaient développées à seize ans. Cet homme était bien musclé, avait de belles formes, et ses organes génitaux étaient normalement développés, fully developed and natural. Le deuxième enfant avait deux mamelles seulement, mais développées d'une façon tout à fait anormale, et laissant exsuder un liquide laiteux. Enfin, le troisième enfant avait, comme le premier, quatre mamelles, les deux supérieures hypertrophiées.

L'auteur ajoute que, dans la suite de leurs années, ces cinq enfants devinrent grands, forts, bien musclés, big, strong, muscular and masculine. Néanmoins il reconnaît qu'il y avait chez eux un mélange des traits des deux sexes, blindig of the sexual features. Généralement, et à de rares exceptions près, le gynéco-maste a des testicules d'un volume au-dessous de l'état normal, gros comme une noisette, disent la plupart des auteurs.

La verge est aussi généralement plus petite qu'à l'état normal. Fanaglio a vu aussi un jeune soldat qui, avec un développement exagéré des mamelles, avait un pénis rudimentaîre et un scrotum bifide1. Néanmoins, je dois reconnaître que, chez les individus qui n'ont qu'une seule mamelle hypertrophiée, il est beaucoup plus fréquent de rencontrer des organes génitaux normaux.

Nous avons dit que les gynécomastes étaient le plus souvent efféminés. Nous retrouvons en effet chez eux quelques signes fréquents, pour ne pas dire constants, de féminisme ou de dégénérescence.

D'abord la voix, au lieu de ce timbre mâle qu'elle prend chez l'homme après la puberté, reste grêle comme celle d'un enfant, ou douce comme celle d'une femme. J'ai fait chanter un jour devant moi un gynécomaste. Une personne qui l'aurait entendu sans le voir, aurait affirmé que c'était. Le système pileux est peu développé chez les hommes à mamelles: La dentition est généralement retardée; assez souvent même ils conservent, jusqu'à l'âge de quinze et vingt ans, des dents de lait.

Un des individus que j'ai observés présentait en effet ce phénomène. Ses dents étaient légèrement divergentes; il existait des intervalles entre les canines et les incisives, et sa bouche ressemblait à une grille d'égout, pour employer une comparaison un peu triviale.

Voici du reste une observation de Jagot, où toutes ces particularités sont notées avec beaucoup de soin 1. Depuis son enfance, il se livre à des travaux pénibles et est aujourd'hui homme de peine dans une fonderie.

Gouillet a la taille élevée, 1"',72, l'ha-bitus viril, le teint brun, mais il paraît timide. Le tissu cellulaire est peu développé, tandis que les poils sont pluLêt abondants que rares à la face et au pubis. Ils proéminent de B centimètres au-dessùs de la poitrine du malade, couché horizontalement ; l'aréole est entourée de poils assez nombreux, les tubercules de Montgomery y sont bien plus accentués qu'ils ne le sont en général chez l'homme.

Sous une mince couche de tissu cellulaire, on sent une glande volumineuse, dont les acini sont très perceptibles. Au dire du malade, ces organes auraient été plus volumineux au début de la puberté et d'une fermeté telle que la moindre pression était douloureuse.

Sept autres malades adultes, mesurant de 1m,70 à 1m. Aucun ne dépassait 27 centimètres. Les pieds et les mains sont ceux d'un travailleur. Le scrotum contient, à droite, un testicule normal, mais qui ne serait descendu dans le scrotum que vers l'âge de vingt-trois ans, le malade ayant éprouvé, à cette époque, dans le trajet du cordon, des douleurs assez vives, A gauche, au contraire, on trouve un testicule lisse, petit, dur, gros comme une petite olive.

L'épididyme est mou et semble normal, ainsi que le cordon. Ce testicule n'a jamais été plus développé ; le malade l'affirme.

Gouillet n'a pas d'instruction ; il ne sait ni lire ni écrire, mais il n'a jamais été à l'école et semble aussi intelligent qu'un autre. Les questions qu'on lui fait sur sa difformité lui semblent désagréables, et il pleurerait volontiers à ce moment. Il a peu de désirs vénériens, mais l'érection se fait cependant très bien. Il a contracté, à dix-huit ans, une blennor-rhagie légère ; c'était la première fois qu'il avait des rapports sexuels.

Il a été réformé au conseil de revision des Cètes-du-Nord. Mais, à l'époque de la guerre, il a cependant servi comme mobile. Outre ces signes de dégénérescence, le gynécomaste présente encore, lorsque l'on prend la peine dé l'examiner dans son ensemble, quelque chose de particulier. Chez lui, le pannicule adipeux est généralement très développé, la peau est blanche, les cheveux longs et fins ; le bassin est élargi, les hanches développées; les membres sont ronds comme ceux de la femme, les muscles ne font point de saillies vigoureuses sous la peau; les lignes de son corps sont pleines d'harmonie ; ses contours affectent une mollesse remarquable, en même temps que les articulations et les muscles combinent leur action pour donner aux mouvements celte souplesse, ce je ne sais quoi d'onduleux et de gracieux, qui est le propre de la chatte et de la femme.

Êtres singuliers, féminisés ou indéfiniment juvéniles, personnages imberbes, à longs cils, à cheveux fins, à teint pâle, à hanches très développées, souvent gras, ayant la voix grêle et présentant plusieurs des caractères de l'eunuchisme. Ce portrait saisissant que trace Lorain des efféminés s'applique admirablement aux gynécomastes qui, 8 fois sur 10 au moins, présentent tous les caractères du féminisme, ce premier pas vers l'hermaphrodisme.

Pour compléter ce portrait, je ne saurais mieux comparer les gynécomastes qu'à ces Apollons Musagètes. Nous venons de voir que les organes génitaux des gynécomastes étaient souvent atrophiés.

Dans ce cas, que deviennent leurs aptitudes génitales? Presque tous ceux que j'ai observés avaient des érections suivies d'éjaculations. C'étaient, sans doute, des inférieurs sous ce rapport ; mais enfin, ils n'étaient pas impuissants. Du reste, beaucoup d'eunuques sont capables d'entrer en érection. Ils étaient même très recherchés des dames romaines, au dire de Juvénal:. Brantôme, dans sa crudité naturaliste, raconte aussi de drôlaliques histoires qui ne laissent aucun doute à cet égard.

Et Frank assure que, dans une ville qu'il ne nomme pas, quatre castrats pervertirent tellement les moeurs du sexe, que la police Fut contrainte d'interposer son autorité pour faire cesser des excès trop scandaleux. Brantôme, dans sa crudité naturaliste, raconte aussi de drôlatiques histoires qui ne laissent aucun doute, à cet égard. Et Frank assure que, dans Une ville qu'il ne nomme pas, quatre castrats pervertirent tellement les moeurs du sexe, que la police fut contrainte d'interposer son autorité pour faire cesser des excès trop scandaleux, ; ".

Voici, d'autre part, une observation de Robelin qui nous donnera une idée assez exacte des aptitudes génitales des gynécomastes. Le nommé Laiset, âgé de vingt-quatre ans, charretier, d'une taille de cinq pieds trois pouces, entre au Val-de-Grâce, pour y être soigné d'un abcès dont il guérit en peu de temps.

Chargé de lui donner des soins, je m'aperçus un jour que ses mamelles étaient plus volumineuses qu'un homme ne les a ordinairement. Cette particularité ayant fixé mon attention, j'explorai soigneusement les autres parties du corps, et voici ce que je remarquai. Les mamelles, très bien séparées, d'une forme demi-sphérique et d'une consistance assez molle, ressemblaient parfaitement à celles d'une femme.

On sentait distinctement, comme chez le sexe, le corps glanduleux dont ces organes sont composés. La poitrine était étroite, les épaules saillantes, la voix féminine et le visage enfantin et imberbe. Les parties génitales, quant à leur conformation, ne différaient de celles de l'homme que par leur petitesse. La verge, semblable à un petit tubercule, pouvait avoir, pendant l'érection, suivant ce que m'a dit l'individu lui-même, un pouce et demi de longueur ; les testicules étaient comparables, par leur volume, à une petite noisette.

Je lui trouvai le bassin très évasé, le pubis proéminent et peu garni de poils ; ceux-ci manquaient aux jambes et aux bras, et se remarquaient en petite quantité à la région axillaire.

Du reste, le sujet avait peu d'embonpoint, il était même assez grêle. Je tirai de lui les détails suivants: Ce fut à seize ans que se développa sa taille, qui passe aujourd'hui cinq pieds trois pouces, et qu'il vit ses mamelles prendre de l'accroissement. A dix-huit ans, celles-ci se gonflèrent considérablement, jusqu'à devenir deux fois plus volumineuses qu'à l'ordinaire, et, dans cet état, elles distillaient une humeur séreuse, semblable à du lait.

Obligé d'aller fréquemment à cheval, il éprouvait des secousses fort incommodes. Il essaya, pour se soulager, d'appliquer sur sa poitrine une plaque de liège afin de soutenir ses mamelles dont le poids le gênait extrême ment.

L'engorgement séreux subsista pendant deux années entières, c'est-à-dire jusqu'à l'âge de vingt ans, et depuis cette époque il ne reparut pas davantage.

Cette singulière conformation ne l'empêche pas d'être gai et d'avoir toutes les habitudes qui se remarquent chez les autres hommes. Il faut cependant en excepter sa répugnance à toucher le sein des femmes, pour lesquelles il a d'ailleurs un goût prononcé, quoique assez mal partagé par la nature, du côté des parties de la génération.

Quant à savoir si le gynécomaste est fécond, la question est beaucoup plus délicate. Je crois que beaucoup d'entre eux doivent être stériles, sans cependant oser être trop affirmatif sur ce point, puisqu'au dire des anciens, on a vu des eunuques engendrer. Pythias, amie d'Aristote, était fille d'un eunuque, selon Suidas.

Les Scythes, dit Hippocrate, qui devenaient eunuques à force de monter à cheval sans selle ni étriers, se perpétuaient cependant. Un des malades que j'ai observés à la prison de la Santé, ayant des éjaculations, on voulut profiter de cette occasion. Un administrateur malveillant et à vues étroites dénonça M. Variot au préfet de police, comme excitant les détenus à la masturbation.

Herbette, le plus brouillon et le plus verbeux des bureaucrates, s'empressa d'enregistrer cette accusation idiote, cette calomnie, contre un homme qui jouit, parmi ses collègues des hôpitaux, de la plus haute estime. Je me suis encore demandé si les gynécomastes, de par leur constitution physique, de par leurs instincts, ne seraient pas portés à la pédérastie.

Tout le monde connaît l'histoire d'Eutrope, le premier eunuque qui osa exercer la fonction de magistrat romain. Il fut plusieurs années l'amant de Ptolémée, qui le donna an général Arislée, pour lequel il exerça les fonctions de pourvoyeur. Il passa ensuite au service de la fille d'Aristée lorsqu'elle se maria, et le futur consul était alors employé à la coiffer, à lui présenter l'aiguière d'argent, à la baigner et à l'éventer pendant l'été. J'ai interrogé tous mes gynécomastes sur leurs habitudes génitales.

Malgré leurs dénégations, et sans néanmoins avoir de preuves certaines, j'en ai fortement soupçonné deux d'entre eux d'avoir été pécher à Sodome. Maintenant, voici pourquoi je range les gynécomastes parmi les dégénérés, ces rameaux flétris du grand arbre social, comme disait Buffon dans son style imagé. Legrain énumère les principaux stigmates physiques qui marquent le dégénéré d'un cachet indélébile, et nous notons les suivants: Il suffit de parcourir mes observations pour voir que tous les sujets présentent plusieurs de ces signes caractéristiques.

D'autre part, j'ai prouvé que ce sont presque tous des héréditaires, lorsque j'ai étudié les causes de la gynécomastie. Je n'hésite pas à les ranger parmi les débiles, ces êtres à intelligence peu développée, qui possèdent peut-être quelque mémoire, mais peu ou point la faculté d'assimilation ; Chez qui les impulsions souvent paralysent la volonté.

Enfants, ils ont eu toutes les peines du monde à apprendre à parler ; adolescents, ils font le désespoir de leurs maîtres et de leurs parents par leur inaptitude à tout travail et à toute étude, par l'ingratitude de leur mémoire, leur impossibilité de fixer leur attention, et souvent par leurs vices précoces et leurs mauvais instincts.

Guimart, âgé de vingt et un ans, natif de Ginabat, canton de l'Ain, département de l'Auvergne, est l'individu dont il s'agit. Chargé de le visiter, je m'aperçus avec surprise, en lui découvrant la région épigastrique, que sa poitrine avait le même aspect que celle d'une fille bien constituée de quinze à seize ans, ce qui me porta de suite â vérifier le sexe du sujet dans son organe le plus caractéristique.

J'y rencontrai tous les signes extérieurs du sexe masculin dans l'état naturel ; mais la verge, d'après l'aveu du malade, n'a jamais éprouvé la turgescence propre à l'acte vénérien ; et les testicules, quoique dans le nombre et la position qui leur sont le plus ordinaires, sont réduits pour le volume à celui d'une petite noisette. Reportant mes regards sur le premier phénomène que j'avais remarqué, je vis deux éminences hémisphériques très distinctes, circonscrites dans un espace d'environ quatre pouces, de chaque côté de la poitrine, sur l'épanouissement des grands pectoraux, et se perdant doucement du côté de leur jonction, comme vers le cou, les épaules et les hypocondres.

Ces éminences ont une consistance et une mobilité exactement semblables à celle qui est déterminée chez les femmes par le développement des glandes mammaires.

Elles sont de même revêtues d'un tissu plus blanc et plus fin que le reste du corps ; surmontées chacune d'un mamelon dont le chatouillement excite l'érection, et qui est entouré d'une aréole exempte de poils et ayant une couleur vermeille. Le toucher de ces parties lui cause une sensation douloureuse, principalement la tumeur gauche, qui est plus volumineuse que la droite, et dont il parait ne supporter qu'avec peine le plus léger contact. Le jeune homme est d'une faible complexion ; sa peau est blanche ; ses cheveux sont châtain clair ; il a le poil ras et un fin duvet se montre â peine sur son menton.

Son idiosyncrasie se rapporte au tempérament pituiteux et flegmatique des physiologistes. La taille est d'environ 5 pieds 3 pouces ; ses membres grêles, mais droits ; toutes les formes généralement adoucies, mais les hanches pas plus évasées qu'à l'ordinaire.

Les chairs sont lâches et molles, ses gencives sont décolorées, et l'émail de la plupart des dents gâté vers la Couronne. Le costume de notre sexe l'incommode, autant que les manières lui en paraissent étrangères ; car une cravate, un gilet fermé pour se garantir du froid, gênent sa poitrine et lui causent de fréquentes oppressions, qu'il ne peut soulager qu'en se dépouillant le haut du corps.

Il m'a dît que son frère, Jean Guimart, de trois ans plus âgé, avait aussi une gorge, et encore plus considérable, mais que ses soeurs n'avaient rien de plus ni de moins que les autres femmes. L'époque à laquelle ses mamelles se sont développées a précédé de plusieurs années l'âge où la puberté les fait s'arrondir chez les filles ; car il m'a dit qu'elles s'étaient formées vers la septième année.

Son langage est obscur, très incorrect, et quoique ayant vécu dans les casernes où, dit-il, il n'était pas mal, il n'a rien contracté de la jactance soldatesque. Guimart, du plus loin qu'il s'en rappelle, fuyait toujours la lutte, la course, le saut, le jet de pierre, et avait de l'éloignement non seulement pour la gymnastique, premier plaisir des petits garçons, mais encore pour leur société.

En grandissant, son humeur nonchalante ne changea point. Il ne s'est, dit-il, jamais battu, mais seulement disputé de loin en gardant les moutons sur la montagne. L'habit de soldat qu'il porte maintenant ne semble guère l'avoir rendu plus belliqueux. Il craint les morts et surtout l'obscurité. Il a ce naturel timide qu'on ne doit qualifier du titre flétrissant de lâcheté que lorsqu'il fait manquer à ce.

Il donna un trait de ce caractère le soir de l'incendie d'une maison. Il était si fort saisi de terreur qu'il ne savait où se mettre et pensait, à ce qu'il m'a dit, que les Anglais s'étaient emparés de la ville.

Apathique, de son propre aveu, il n'a jamais eu d'attachement pour personne, même dans sa famille ; je le croîs aussi incapable d'aversion. Mort à toutes les jouissances, la musique ne l'amuse pas, et il n'a jamais eu même l'idée de chanter. Les deux sexes lui sont également indifférents et même étrangers ; l'infortuné ignore et ne doit jamais connaître ce besoin qui sollicite de rechercher une cohabitation dont l'attrait dédommage à lui seul de tous les maux de la vie, et dont le résultat est si important pour la société.

Enfin, on pourrait dire de cet être misérable qu'il offre l'exemple tout à la fois d'un homme manqué et d'une femme incomplète,. On n'a qu'à lire les autres observations que j'ai citées au cours de cette étude, et on n'aura pas de peine à se convaincre que presque tous les gynécomastes sont des êtres inférieurs au point de vue intellectuel, en un mot des débiles. Ses réponses, obscures et enfantines quelquefois, révèlent une intelligence très peu ouverte. D'ailleurs, il n'a jamais pu apprendre aucun métier.

Chez lui la volonté est paralysée par les instincts: Ce n'est pas un criminel dangereux; il reculerait devant la moindre violence, mais il est absolument incorrigible ; il ne.

Ce cas est des plus nets. Ce gynécomaste est non seulement un faible d'esprit, mais c'est aussi un impuissant de volonté, un instinctif. Seul le sujet observé par le Dr Guillot pourrait être rangé parmi les dégénérés supérieurs. C'est un être bizarre, un garçon paresseux, très préoccupé de sa personne, sans énergie, ayant la manie de l'ordre. Nous avons dit combien les eunuques se rapprochaient des gynécomastes, Eh bien, tous les auteurs ne se plaisent-ils pas à reconnaître le peu d'intelligence, les vices et les mauvais instincts des eunuques?

Tous ne les peignent-ils pas comme des êtres vils, méchants et pusillanimes? C'est à peine si, en parcourant l'histoire ancienne, on trouve quelques eunuques doués d'une intelligence supérieure, tant il est vrai que la dignité de l'homme réside en grande partie dans ses testicules.

On n'en cite que quelques-uns: Phavorinus, le philosophe ; Aristonicus, général de Ptolémée ; Narcès, chambellan de Justinien, qui commanda en chef et battit les Goths à Nocera ; Aly, grand vizir de Soliman II ; Kaffour, qui gouverna l'Egypte pendant vingt ans: D'autres ne furent élevés par les rois que pour de criminelles complaisances et pour le malheur des peuples: Les Bomains avaient un tel mépris pour les castrats qu'ils refusaient leur témoignage en justice.

Tous ces faits historiques sont pleins d'enseignements, et il me semble bien difficile de ne pas faire des eunuques et des gynécomastes des dégénérés, des débiles et souvent des instinctifs. Avant de terminer ce chapitre, je tiens à faire remarquer que ce que je viens de dire ne saurait s'appliquer à ces gynécomasties que j'ai appelées accidentelles.

Dans ces cas, bien qu'il y ait déviation du type spécifique, elle est simplement accidentelle, et l'état mental de ces sujets ne présente absolument rien de particulier. Néanmoins, il n'est pas rare de les voir devenir lypémaniaques, lorsqu'ils ont perdu les attributs de la virilité.

Le docteur Martin cite le cas de trois soldats qui avaient eu les parties génitales externes complètement détruites par des éclats d'obus. On parvint à les guérir, mais tous trois tombèrent dans une tristesse profonde et peu après se suicidèrent. Ces hommes, en effet, avaient gardé dans le coeur des passions avec le désespoir éternel de ne pouvoir les assouvir.

Ils avaient conservé dans un des replis de leur encéphale le souvenir des ébranlements éprouvés à une époque antérieure, souvenirs assez puissants pour allumer en eux des désirs qui provoquaient un état d'éréthisme comparable à celui qu'ils éprouvaient autrefois. Mais ces souvenirs s'arrêtaient au seuil de l'organe anéanti; la vie alors leur devint intolérable et ils se suicidèrent.

On peut bien retrancher les organes extérieurs, mais on ne tue pas les désirs intérieurs. Ce fut là l'erreur d'Origène, de Léonce d'Antioche et de leurs sectateurs ; ils se trompèrent en se rendant eunuques ; leur chasteté n'était qu'in volontaire, et ils s'étaient la gloire de résister par leurs.

Que chiagura d'essere senza coglia! Mon esprit préoccupé me faisait voir le dédommagement et non la perte: J'entrai dans le sérail où tout m'inspirait le regret de ce que j'avais perdu je me sentais animé à chaque instant ; mille grâces naturelles semblaient ne se découvrir à ma vue que pour me désoler ; pour comble de malheur, j'avais toujours devant les yeux un homme heureux. Dans ce temps de trouble, je n'ai jamais conduit une femme dans' le lit de mon maître, je ne l'ai jamais déshabillée, que je ne sois rentré chez moi la rage dans le coeur, et un affreux désespoir dans l'âme.

Je n'avais ne confident que moi-même. Chargé d'ennuis et de Chagrins, il me les fallait dévorer, et ces mêmes femmes que j'étais tenté de regarder avec des yeux si tendres, je ne les envisageais qu'avec des regards Sévères ; j'étais perdu si elles m'avaient pénétré.

Quels avantages n'en auraient-elles pas pris! Je crus que ee jour était le dernier de mes jours La réponse d'un médecin devra être dans ce sens lorsqu'il se trouvera requis d'éclairer une famille sur ce point.

Il est évident, bien que les mamelles soient indolentes, qu'il leur est très difficile et très pénible de porter le sac avec cette difformité. D'ailleurs, le sujet cité par le Dr Follenfant, dont j'ai déjà, parlé, a dé être renvoyé après un passage de quelques semaines à la caserne. Il ne pouvait supporter la bretelle du sac.

J'ajouterai que, placer un jeune homme avec des mamelles et des grâces de femme dans une chambrée, serait presque un encouragement à la pédérastie. Aussi, les procédés de Paul d'Ëgine et d'Albueasis doivent être complètement rejetés. Voici, simplement à titre de document historique, celui que conseillait Paul d'Ëgine: Faisant donc une incision en croissant, à la partie inférieure de la mamelle, nous disséquons et nous enlevons la graisse, puis nous réunissons par des points de suture 1.

On pourrait peut-être, chez certains gynécomastes, pour éviter les frottements, et, par suite, les inflammations, soutenir les seins avec une ceinture de laine ou même avec. S'il faut en croire la Genèse, le premier hermaphrodite aurait été Adam: En Egypte, on considérait Astarté, la déesse de la lune, comme étant à la fois mâle et femelle ; et on retrouve dans les poètes anciens des traces de cette légende. D'après la mythologie, Hermaphroditus, fils d'Hermès ou Mercure et de Vénus Aphrodite, était, au dire d'Ausone, un hybride qui tenait à la fois des traits de son père et de sa mère.

Gujus erat facies in quâ paterque materque cognosci possint, nomen traxit ab illis. Ovide raconte, dans ses Métamorphoses, que la nymphe Salmacis demanda à s'unir à Hermaphroditus d'une manière indissoluble.

Nulla dies, dit-elle, a me nec me diducat ab illo. Ses voeux furent exaucés, et ils ne formèrent plus qu'un seul individu. Vota suos habuere Deos, nam mixta duo-. Salmacis optato juncta est nympha marito ; felix virgo sibi, si scit inesse virum. Et Ausone félicite Hermaphroditus de son bonheur: Et tu, formosoe juvenis permixte puellae, bis felix, unum si licet esse duos. Ovide contestait ainsi aux hermaphrodites cette prérogative si enviée d'une double puissance génitale.

Ausone était du même avis. Concretus sexu, dit-il, sed non perfectus utroque, ambiguae Veneris, neutro patitiundus amore. Lucrèce les déclare également impuissants: Telle est la fable de Tirésias. Il avait marché sur des serpents accouplés et avait tué le mâle: Sept ans après, à la suite d'une même rencontre, il tua la femelle et redevint homme. Schyton, au dire d'Ovide, fut également homme et femme tour à tour:. Coeneus fut homme et femme, assure Virgile: Et juvenis quondam nunc femina Caeneus, rursus et in velerem fato revolula figuram.

Ausone a vu un oiseau mâle qui est devenu femelle: En Campanie, un éphèbe devint tout â coup jeune fille: Mais, cette fois, il n'a pas été témoin du fait et n'est pas loin de le considérer comme une légende: Les anciens considéraient la naissance d'un hermaphrodite comme un mauvais présage. A Athènes, on les précipitait dans la mer ; à Rome, dans le Tibre. Tite-Live rapporte que, sous le consulat de Messalus et de Licinius, en Ombrie, un hermaphrodite fut mis à mort, sur avis des aruspices, et un autre à Lune, en Etrurie, sous le consulat de Metellus et Fabius Maximus.

Cicéron lui-même considère la naissance des hermaphrodites comme un des prodiges qui annoncent de grandes calamités publiques: Quid ortus androgyni, nonne fatale quoddam monstrum fuit? Lucrèce voit aussi dans la naissance d'un androgyne, un signe de malheur: Multaque tune tellus etiam portenta ereare conala est.

Les notions scientifiques que l'on possédait alors sur l'hermaphroditisme étaient bien vagues et bien incertaines. Aristote l'avait observé chez les chèvres, Strabon en avait vu quelques exemples dans l'espèce humaine.

Pline est un peu plus complet, mais guère plus sérieux. Il admet l'existence des hermaphrodites ; Gignuntur et utriusque sexus guos hermaphroditos vocamus, olim androgynos vocatos, et in prodigiis habit os, nunc vero in deliciis. Il assure qu'il existe un peuple hermaphrodite au pays d'Afrique, peu au delà des Nausamones, à côté des Moscliens.

Il admet aussi les changements de sexe. Ex feminis mutari in mares non est fabulosum, dit-il. Invenimus in annalibus, Licinio Crasso et C. Cassio Lopino consulibus, Casini puerum factum ex virgine. Il a même été témoin d'un fait semblable: Ipse in Africâ vidi mutatam in marem nuptiarum die L. C'est le jour de son. Dany, "il" ou "elle"? Dany Salomé répond qu'il n'a "pas de préférence": Cela vous paraît-il pertinent?

Pour moi, il n'y a pas de 1er sexe , ni de 2e, ni de 3e, etc. Il y a tout d'abord l'être vivant, avec tous ses constitutifs.

Pourquoi faut-il toujours tout classer et diviser en deux? Il n'y a même pas de sexe du tout ou alors des "outils de vie" au même titre que les yeux ou les pieds. Après tout, des testicules ou des ovaires sont deux polarités de la même chose [ le sexe, ndlr]. Dans certaines sociétés, effectivement les hermaphrodites sont intégrés socialement, mais il y a une dimension spirituelle de complétude dans leur approche.

Le problème des intersexués est le même que celui de beaucoup de minorités: Un équilibre bien précaire, je vous le confie. L'âge certainement y est pour quelque chose, une certaine forme de sagesse.

J'ai fini de guerroyer pour chercher ma place au sein des humains. Je me sens toujours extra-terrestre mais un extra-terrrestre qui s'assume! Il y a toujours en moi cette dychotomie du genre, je ne me sens pas à l'intérieur de mon corps, il m'est absolument impossible de l'habiter. Néanmoins, je ne suis plus dans la recherche existentielle de mon identité, je me sens bien d'avantage dans mon ETRE, je pourrais peut-être parler du SOI, cet espace sacré où les genres, le sexe, la différence matérielle, sociale n'a plus de prise.

Quel est LE cliché sur les personnes intersexuelles que vous aimeriez voir disparaître? Il n'y a pas si longtemps encore, nos différences étaient exposées dans les foires! J'ai un certain attrait pour la culture nordique, bien plus ouverte aux différences que dans nos pays latins.

Des cultures au sein desquelles, je n'ai jamais constaté d'étiquetage "à l'emporte-pièce". Il faut dire aussi qu'ils ont un rapport à la nudité qui fait partie de leur vie au quotidien, ici, nous faisons tout pour cacher notre intimité [