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Le deuxième sexe, tome 1: Les faits et les mythes infos Critiques 29 Citations Forum. Ajouter à mes livres Lire un extrait. Nous essaierons de montrer ensuite positivement comment la "réalité féminine" s'est constituée, pourquoi la femme a été définie comme l'Autre et quelles en ont été les conséquences du point de vue des hommes. Alors nous décrirons du point de vue des femmes le monde tel qu'il leur est proposé ; et nous pourrons comprendre à quelles difficu Acheter ce livre sur.

Critiques, Analyses et Avis 29 Voir plus Ajouter une critique. Signaler ce contenu Voir la page de la critique. Voilà posé en introduction l'intérêt de cet essai. Liberté, donc, mais avant études, analyses, dissection des mots, des mythes, des croyances, des systèmes sociaux, culturels, cultuels, économiques, des gouvernances, des lois, us, coutumes et rituels. Sexe, race, nations, continent, religion.

Établissant moult évaluations perverses lui permettant de croire en l'établissement perpétuel de son règne. Force est de constater que cette évaluation architecturale est sous gouvernance masculine. Nous sommes nés dans une société dite moderne gouvernée par un système bourgeois patriarcal. Et même si en occident la condition de la femelle humaine a évolué, certaines libertés acquises, même si on nous vend trop vite l'image d'une femme modèle moderne, plus de la moitié de l'humanité sait que chaque espace gagné doit être chaque jour défendu, et qu'il reste encore de nombreux murs à abattre dans les tous les temples que les pouvoirs ont dressé pour se protéger.

Alors cet essai, n'est pas dépassé. Il n'est pas d'actualité. Parce que nous ne voulons pas ici faussement faire entendre que son contenu relèverait de l'épisodique. Comme tous les domaines sur lesquels la philosophie élabore sa pensée.

En un mot de se réaliser à travers la connaissance approfondie de son être rapporté à l'histoire d'un Ensemble. Par nature, l'humaine porte la vie. Par nature il est donné à l'humaine la possible de porter la descendance. Disons simplement, que telle est établie sa destinée biologique. Un possible qui devint au cours de notre évolution une nécessite, un fait, plus ou moins un bienfait, jusqu'à en devenir , par concept mental, un devoir. Nous touchons là à l'idée de permanence, à l'idée même d'immortalité, donc à l'idée de la vie, de la Mort, de l'être et de son devenir face à la conception de son avenir.

Libération donc face au précepte. Être comme cela ou comme cela, par choix, mais opter pour la transcendance. Faire usage ou non de sa possibilité d'être. Mais cela à la seule condition d'être totalement libre de ce choix et conscient du renoncement à soi même qu'il pourrait engendrer.

La destinée biologique ne peux soumettre le destin unique d'un être. Tendre à se libérer , se désencarter, de ce qui serait appelée loi naturelle, voir d'un inconscient naturel, d'une objectivité essentielle, et cela par la pleine conscience des capacités son être, par une subjectivité existentielle. La sexualité de notre corps fait partie intégrante de nous, mais il n'explique pas tout.

Notre rapport au corps, à la matière,leur imprégnation, implication, interaction, leur niveau de langage, il faut comprendre, questionner l'ensemble.

Ainsi il faut interroger le rapport de l'humain au monde. Et pour cela comprendre l'histoire de ce rapport. L'humaine fut, et est majoritairement, toujours aliénée, reléguée, maintenue, en son état d'immanence.

Celle qui maintient, celle qui transmet, celle qui doit veiller à le reproduction. Reproduction, maintien, génération de la chair. Soutenue par l'élaboration pure et simple d'un conservatisme de lois veillant à ce que ce projet soit assujetti et maintenu. N'est elle pas devenue l'arbre du fruit mais également la pécheresse du jardin? L'humain qui la définit ainsi ne peut choisir. Entre ces deux mensonges se cachent sans aucun doute la question de propre incarnation.

L'humain ne doit donc plus choisir, mais se réfléchir. C'est l'heure sans doute , le siècle, le moment de la confrontation. Ainsi peut on voir des bourgeoises totalement aliénée à leur situation sociale, et d'un autre côté voir une ouvrière prendre parole et pleine conscience de soi. L'inverse est tout autant possible. L'humain, le mâle, quant à lui veut vivre sa transcendance. Se déplacer, aller plus loin, se dépasser, s'élaborer lui même. Découvrir, explorer, trouver de nouvelles prairies.

Transcendance vers une liberté. Une conquête que lui imposerait sa destinée biologique. On voit bien que la nature de l'homme ne tient pas , ne suffit pas face à l'idée de la transcendance, mais il est étrange de voir comment par contre on voudrait qu'un naturel féminin colle parfaitement à l'idée de l'immanence Le cerveau de l'humain est bien trop grand pour se loger éternellement dans une caverne Que dit le maître?

Que doit comprendre l'esclave,? Quel visage prend le seigneur? Quelle est notre histoire? Quels furent à travers l'histoire de l'humanité notre rapport au corps, à l'autre, à la sexualité, au désir, au plaisir, à l'amour, à la procréation, à l'avortement, Immanence pour l'Autre. Mais qui est l'Autre? Quel est cette idée de l'Autre? Quand , pourquoi et par qui cette Autre a t elle été construite? L'Autre éternelle et immuable, qui recèle et qui conserve, qui a les bras remplis de gerbes , de descendance, l'Autre qui, ainsi faite, a les deux bras tellement remplis qu'elle ne s'accomplit pas ailleurs qu'elle ne le doit.

Alors Beauvoir va vite très vite, la tâche est immense, l'humain s'est mis en marche depuis si longtemps et sur la terre entière. Bref l'Autre, la presque demeurée animale. L'humanité a t elle élaborer la théorie de la différence par crainte de faire face à sa plus élémentaire substance? A t on crée un leurre, une fausse idée, perverti l'altérité?

L'Autre, est ici est femelle puisque tel est le sujet de cet essai. Mais cette réflexion portée sur l'Autre peut nous amener à établir le schéma mental de l'élaboration de tout Autre.

L'Autre faisant toujours face à soi il convient donc d'en un premier temps de ne pas méconnaître cet en soi à partir duquel nous élaborons depuis des millénaires tous les déclinaisons, inclinaisons, torsions, et perversions d'un réel à partir desquels nous inventons toujours l'Autre qui n'est en fait que l'image retour de nous mêmes.

Mais pour celles qui n'y ont malheureusement pas accès. Durant celle-ci, deux facteurs conduisent à une rapide infériorisation de la petite fille: Contrairement aux garçons , les filles peuvent rester longtemps dans les bras de leurs parents, être coquettes, comédiennes. Elles vivent un complexe de castration , regrettent de ne pouvoir uriner debout. Elles sont éduquées par des femmes, prises alors dans un cercle vicieux. Elles sont plus proches du stade adulte que les garçons car des tâches ménagères leur incombent vite.

La découverte décisive des filles est la supériorité des hommes. Quelques filles sont rebelles, luttent contre leur féminité: Leur puberté , plus précoce, est un bouleversement: On veut la jeune femme pure, celle-ci vit alors des refoulements , se réfugie dans la mauvaise foi, les fantasmes. Les parents comme la culture préparent donc la fillette à son futur rôle de femme infériorisée. La transcendance des garçons se confirme avec le temps: Chez la jeune fille, le lien entre le corps et la psychologie est fort, entraînant angoisses et handicaps.

Mais les filles ne sont encouragées ni en sport, ni dans les domaines intellectuels. Elle est rarement indépendante et insouciante. Les filles se sentent inférieures aux garçons et se complaisent dans la médiocrité. Elles se font passives pour plaire, se modèlent sur les désirs des garçons. La passivité donne un certain pouvoir, séduit. Les rêveries des jeunes filles sont sans prise sur le monde.

Pour être dans la vie, elles chercheront plus une femme, comme leur professeur. Mais ces amours sont transitoires: Elles adorent un homme inaccessible qui leur semble supérieur à tous les autres et dont elles font une idole, et au nom de cet idéal, refusent les prétendants réels et la sexualité.

Si la sexualité est acceptée, la jeune femme se fait autre, docile et inessentielle. Elle est à la fois blessée et flattée par le regard des hommes: Elle est déchirée entre le destin assigné par la société et la rébellion. La mauvaise foi la caractérise: Mais en même temps, elle ne cherche pas à repousser les limites du monde réel. Alors la jeune fille ne fait rien, rêve, au mieux est extravagante. Elle est préoccupée par le mariage et délaisse les amitiés féminines.

Leur situation morale est également différente: La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur. Souvent elle se révolte contre son destin sexuel. Cette frigidité prend fin avec un amant délicat. Selon la psychanalyse, la femme a le goût pour le masochisme, aime être dominée. Étudier la lesbienne est un moyen pour Beauvoir de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité. Il existe deux types de lesbiennes: Les femmes viriles seraient même des hétérosexuelles revendiquant autonomie et égalité.

Les rapports avec la mère conditionnent le type de relation lesbienne: Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères.

Sa sexualité est ambiguë car tout en refusant la domination masculine, la lesbienne veut dominer une autre femme. Elle fréquente parfois des hommes si elle leur trouve des intérêts communs, mais le plus souvent elle les fuit, voyant en eux des rivaux. La destinée traditionnelle de la femme est le mariage. Le plaisir est ainsi distinct de la reproduction, et même nié.

Des tabous entravent dès le début le mariage. Le mariage ne peut donc être réussi que si le désir est réciproque.

Cependant, le devoir règne encore dans le couple en Elle est gagnée par une dialectique: Les tâches ménagères sont nombreuses et répétitives, elles représentent une lutte permanente contre le mal et perpétuent sans cesse le présent. La poussière fâche la femme au foyer en réalité révoltée contre son sort. Le ménage prenant permet une fuite loin de soi et une compensation sexuelle dans les sociétés puritaines.

La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée. Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme.

En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari. Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème.

Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme. Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage. Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte. Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine.

Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait. La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire. Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau.

Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté?

Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués. Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion. Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts. Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Elle compense son ignorance par une admiration pour les hommes, par des superstitions , du fanatisme , un refus du changement.

Les hommes sont responsables aussi, en ne donnant pas les moyens aux femmes de se libérer. Pour devenir essentielle, la femme fait de son monde accouchements… de grands événements.

Dans la religion, les femmes sont poussées à se faire victimes, à se complaire, se résigner. Beauvoir admet néanmoins que la vie de la femme moyenne comporte quelques avantages: Seule la bourgeoise, oisive convaincue de ses droits mais qui ne sait rien, reste très critiquée. Beauvoir analyse dans cette partie les attitudes que les femmes adoptent souvent pour fuir leur liberté. La femme est narcissiste principalement pour deux raisons: En se regardant, elle se fige dans la mauvaise foi. Elle ne peut surmonter une rupture que si elle a des projets.

Leurs mots, leur attitude sont sexuels. Elles se font objets, idoles. Une fonction féminine reste lourde à accepter:




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L'humain ne doit donc plus choisir, mais se réfléchir. C'est l'heure sans doute , le siècle, le moment de la confrontation. Ainsi peut on voir des bourgeoises totalement aliénée à leur situation sociale, et d'un autre côté voir une ouvrière prendre parole et pleine conscience de soi.

L'inverse est tout autant possible. L'humain, le mâle, quant à lui veut vivre sa transcendance. Se déplacer, aller plus loin, se dépasser, s'élaborer lui même.

Découvrir, explorer, trouver de nouvelles prairies. Transcendance vers une liberté. Une conquête que lui imposerait sa destinée biologique. On voit bien que la nature de l'homme ne tient pas , ne suffit pas face à l'idée de la transcendance, mais il est étrange de voir comment par contre on voudrait qu'un naturel féminin colle parfaitement à l'idée de l'immanence Le cerveau de l'humain est bien trop grand pour se loger éternellement dans une caverne Que dit le maître?

Que doit comprendre l'esclave,? Quel visage prend le seigneur? Quelle est notre histoire? Quels furent à travers l'histoire de l'humanité notre rapport au corps, à l'autre, à la sexualité, au désir, au plaisir, à l'amour, à la procréation, à l'avortement, Immanence pour l'Autre. Mais qui est l'Autre? Quel est cette idée de l'Autre? Quand , pourquoi et par qui cette Autre a t elle été construite?

L'Autre éternelle et immuable, qui recèle et qui conserve, qui a les bras remplis de gerbes , de descendance, l'Autre qui, ainsi faite, a les deux bras tellement remplis qu'elle ne s'accomplit pas ailleurs qu'elle ne le doit. Alors Beauvoir va vite très vite, la tâche est immense, l'humain s'est mis en marche depuis si longtemps et sur la terre entière. Bref l'Autre, la presque demeurée animale. L'humanité a t elle élaborer la théorie de la différence par crainte de faire face à sa plus élémentaire substance?

A t on crée un leurre, une fausse idée, perverti l'altérité? L'Autre, est ici est femelle puisque tel est le sujet de cet essai. Mais cette réflexion portée sur l'Autre peut nous amener à établir le schéma mental de l'élaboration de tout Autre. L'Autre faisant toujours face à soi il convient donc d'en un premier temps de ne pas méconnaître cet en soi à partir duquel nous élaborons depuis des millénaires tous les déclinaisons, inclinaisons, torsions, et perversions d'un réel à partir desquels nous inventons toujours l'Autre qui n'est en fait que l'image retour de nous mêmes.

Mais pour celles qui n'y ont malheureusement pas accès. C'est à celles là , mais aussi à ceux, et celles également qui les maintiennent et les contraignent à vivre un état qu'ils déclarent naturelles, à tous , il faut que ce livre soit lu, enseigné, traduit, transmis, étudié, discuté. Qu'il soit ainsi débattu de cet essai.

Dans cet essai, Beauvoir, invite l'humaine à dépasser une horizontalité par la pensée de sa verticalité, un ordre que l'auteure a souhaité transmettre pour donner plein sens au devenir de l'humanité. Un grand texte, à lire, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un texte militant: Il suffit de trois voyageurs réunis par hasard dans un même compartiment pour que tout le reste des voyageurs deviennent des autres vaguement hostiles. Les femmes ne sont majoritairement que d'ennuyeux seconds rôles, et dans cette circonstance, la femme est l'Autre, cet autre dont l'anthropologue Sonia Darthou écrivait récemment qu'il peut surgir et venir vous perturber, vous paniquer ou vous méduser ; cet Autre que les villageois du Rapport de Brodeck, suspicieux, avaient éliminé ; cet Autre qui sème le trouble dans le pensionnat de jeunes filles de Mrs Farnsworth chez Thomas Cullinan ; cet Autre dont l'intérieur reste toujours dans une pénombre un peu inquiétante, et qu'il faut au moins surveiller, au mieux contrôler.

Qu'est-ce qui a permis à l'homme d'imposer à l'Autre une telle souveraîneté universelle? Simone de Beauvoir répond au travers d'un essai philosophique dont le premier tome, d'environ pages, fut écrit en Parcourant l'histoire, les mythes, la biologie et l'éducation, elle date l'asservissement de la femme à son rôle de porteuse au sein du clan préhistorique, dans lequel l'homme devait avoir les mains libres pour défendre le groupe.

La condition féminine serait le résultat de cette position secondaire, la consécration de l'existence humaine n'étant pas, au contraire de la vie animale, la reproduction mais la transcendance: Et la femme, animée d'un même sens de la vie, "applaudit avec l'homme le chasseur qui meurt pour la tribu".

Sculptés durant des millénaires, à coups de religions, de morale, de mythes, d'outils culturels en tous genres, les stéréotypes de l'homme-guerrier et de la femme-vassale, sont devenus des modèles toujours enseignés.

Servantes adorées, les princesses, auxquelles on ne demande que d'être belles et parées, attendent que des chevaliers, auxquels on ne réclame que d'être braves et armés, viennent les choisir, les délivrer, et illuminer leurs existences.

Mais son tour de force a été que la femme elle-même se considère en tant qu'étrangère sur sa propre terre, et qu'ainsi elle adhère et concourt au maintien de sa position subordonnée et l'inculque à ses jeunes soeurs. Cet excellent essai philosophique, moderne, intéressant, accessible, trouvera sa fin dans un second volume qui nous entraîne "vers la libération".

Sachant que Simone de Beauvoir estimait que "Lorsque deux catégories humaines se trouvent en présence, chacune veut imposer à l'autre sa souveraineté" et que "si l'une des deux est privilégiée, elle l'emporte sur l'autre et s'emploie à la maintenir dans l'oppression", il se pourrait que le chemin à parcourir soit bien plus long qu'il n'y paraît, voire même que nous soyons incapables d'y accéder.

Un des piliers du féminisme. L'essai est divisé en trois parties: Si la sexualité est acceptée, la jeune femme se fait autre, docile et inessentielle. Elle est à la fois blessée et flattée par le regard des hommes: Elle est déchirée entre le destin assigné par la société et la rébellion.

La mauvaise foi la caractérise: Mais en même temps, elle ne cherche pas à repousser les limites du monde réel. Alors la jeune fille ne fait rien, rêve, au mieux est extravagante. Elle est préoccupée par le mariage et délaisse les amitiés féminines. Leur situation morale est également différente: La jeune femme est aliénée dans son corps, par la pénétration et la douleur.

Souvent elle se révolte contre son destin sexuel. Cette frigidité prend fin avec un amant délicat. Selon la psychanalyse, la femme a le goût pour le masochisme, aime être dominée. Étudier la lesbienne est un moyen pour Beauvoir de mieux comprendre les rapports de la femme avec les hommes et avec la féminité.

Il existe deux types de lesbiennes: Les femmes viriles seraient même des hétérosexuelles revendiquant autonomie et égalité. Les rapports avec la mère conditionnent le type de relation lesbienne: Il est difficile de comprendre une lesbienne car une comédie sociale se superpose souvent à des rapports sincères.

Sa sexualité est ambiguë car tout en refusant la domination masculine, la lesbienne veut dominer une autre femme. Elle fréquente parfois des hommes si elle leur trouve des intérêts communs, mais le plus souvent elle les fuit, voyant en eux des rivaux. La destinée traditionnelle de la femme est le mariage. Le plaisir est ainsi distinct de la reproduction, et même nié. Des tabous entravent dès le début le mariage.

Le mariage ne peut donc être réussi que si le désir est réciproque. Cependant, le devoir règne encore dans le couple en Elle est gagnée par une dialectique: Les tâches ménagères sont nombreuses et répétitives, elles représentent une lutte permanente contre le mal et perpétuent sans cesse le présent. La poussière fâche la femme au foyer en réalité révoltée contre son sort.

Le ménage prenant permet une fuite loin de soi et une compensation sexuelle dans les sociétés puritaines. La cuisine a un aspect plus positif que le ménage: Le mariage est aussi discrédité: Le fossé entre le mari et la femme est encore profond en La femme est souvent plus jeune et infantilisée.

Elle est aussi intellectuellement inférieure à son mari: Il aime soumettre la femme qui dès lors se rebelle ou se complaît dans le masochisme. En même temps, elle doit faire attention à ne pas perdre son mari.

Ils ignorent le vrai amour. Il ment en affirmant que son épouse a une influence sur lui. La vie de famille est décidément très mal vue par Beauvoir, qui y voit un mari décevant, une femme rêveuse, peu stimulée intellectuellement.

En , les époux sont, du point de vue de la loi, quasi-égaux. Mais un obstacle de taille demeure: Beauvoir aborde presque immédiatement un sujet brûlant en , présenté ainsi comme une urgence: Beauvoir dresse alors un tableau désastreux du problème. Mais elle ajoute que la répression a toujours été inefficace. Beauvoir accuse les hommes démissionnaires et hypocrites, mais aussi, une fois de plus, la soumission des femmes: Beauvoir veut pour finir démonter deux préjugés: La robe représente un érotisme dans la vie sociale, rendant le mari fier et éveillant le désir des autres hommes.

La femme se fait coquette, pratiquant du sport et faisant des régimes: Elles peuvent même ressentir de la jalousie. La société confond encore femme libre et femme facile. La prostitution est en partie une conséquence du mariage puisque le mari impose la chasteté à sa femme.

Elles sont intellectuellement normales, mais incitées à se vendre par la misère et le chômage. Souvent elles ont été déflorées jeunes, sans amour, parfois sous la contrainte. Leur souteneur est un appui moral et financier, parfois un amant, parfois un objet de haine. Elles sont des choses. À Hollywood , les vedettes sont soumises à un esclavage: La ménopause lui fait perdre ce qui la justifiait. La vieillesse lui fait horreur car elle doit toujours plaire. Elle a une nouvelle vie imaginaire.

Mais elle subit la fatalité du vieillissement. Lorsque sa vieillesse est acceptée, elle devient un être nouveau. Son défi est alors de garder une place sur Terre. Certes, elle a moins de contraintes et un mari moins dominant, mais que peut-elle faire de sa nouvelle liberté? Avec ses enfants, ses rapports sont compliqués. Si elle a une fille, elle risque de se sentir sa rivale et de pousser cette dernière à la rébellion.

Beauvoir dresse finalement un triste portrait de la femme âgée, jugeant rares celles qui agissent vraiment. Elle admet les défauts reprochés à la femme comédie, mesquinerie… mais dénonce surtout la situation qui la pousse à ces défauts. Deux problèmes majeurs sont une entrave à son émancipation: Il est composé de trente-deux chapitres, une annexe et une préface écrits par différentes spécialistes de renom appartenant à plusieurs pays.

Chacun de ses chapitres est discuté. Les auteurs sont des spécialistes en biologie, histoire, psychanalyse, anthropologie, sociologie, psychologie, littérature, criminologie, philosophie et médecine. Cette dernière présente en annexe une description du manuscrit qui montre les différences par rapport au livre et à ce qui a été publié dans Les Temps Modernes.

Elle met notamment en évidence les changements de mots effectués par la personne qui a tapé les originaux. Certaines remettent en question la lecture que fit Beauvoir de divers textes. Les auteurs mettent en évidence des passages du texte de Beauvoir où ce qui se rapporte aux hommes est plus valorisé que ce qui émane des femmes.

Dans un autre registre, Kate Millett attribue au Deuxième Sexe la trajectoire de sa vie. Il faut néanmoins souligner le caractère académique des mots de Beauvoir.